Le projet représente un enjeu considérable pour les transports en région. Il consiste à creuser un canal à grand gabarit pour relier l’Oise (Compiègne) à la Sensée (Aubencheul-au-Bac) afin d’apporter le segment manquant entre le bassin de la Seine et le réseau fluvial nord-européen. Au total, 106 km de voies creusées dont environ 26 dans le Nord-Pas de Calais. Financé par un partenariat public-privé, son coût est estimé à 4,2 milliards d’euros courants. La mise en service est prévue pour fin 2015.
Un potentiel économique important
Actuellement seuls des bateaux de 250 à 600 tonnes circulent entre Paris et le Nord. La liaison Seine-Nord aura la capacité d’accueillir des bateaux jusqu’à 4400 tonnes (ce qui équivaut à 220 camions). Il permettra des liaisons entre Paris et le port de Dunkerque mais aussi avec Anvers, Rotterdam et Hambourg. Il reliera le premier bassin de consommation français, le bassin parisien, au Nord-Pas de Calais.
Des retombées en termes d’emplois
Selon Voies navigables de France (VNF), le chantier représenterait près de 10 000 emplois annuels sur cinq ans. En service, le canal pourrait générer entre 20 et 25 000 emplois, à l’horizon 2030, liés aux activités logistique et à l’exploitation. Un tiers de ces emplois bénéficierait au Nord-Pas de Calais.
Une alternative écologique à la route
D’ici 2020, le projet devrait permettre de réduire le trafic routier de 500 millions de tonnes kilomètres soit près de 500 000 camions par an en moins sur les routes. Cela représenterait une économie d’environ 250 000 tonnes de CO² par an. Le Conseil d’Etat l’a d’ailleurs déclaré d’utilité publique.