
Le concept de démocratie participative, né dans les années 1960, part d'un constat sur les limites de la démocratie représentative, sur le fait majoritaire, sur la professionnalisation du politique et la place croissante des experts. La démocratie participative ne vise pas à remplacer la légitimité mais à enrichir la démocratie représentative. Elle se fonde sur l'hypothèse que meilleure est la qualité du débat, plus légitimes et efficaces sont les décisions qui en découlent.
Ce sont d'abord des supports de diffusion large d'information (textes, multimédias, avec des liens "pour en savoir plus", pour "comparer"). La grande avancée est la démocratisation de l'expression. Désormais gratuitement, via des blogs par exemple, chacun peut s'exprimer et être lu, quotidiennement. Cela libère et permet de diffuser les opinions et argumentations.
La mise en place d'extranet, de formulaire en ligne, de systèmes de vote ou de collecte-agrégation de propositions viennent compléter les outils et méthodes classiques préexistantes. Elles permettent d'augmenter l'efficience des dispositifs (Conseil de quartier par exemple), d'élargir le cercle de ceux qui contribuent.
Ce domaine émerge à peine. Cependant la Région a souhaité, au regard de l'importance du sujet qu'est la démocratie et son renforcement, et au regard du potentiel important que les TIC représentent, mettre en place un dispositif incitatif "Les TIC au service de la démocratie participative, programme Dream+".
Pour en savoir plus sur la démocratie participative en Nord-Pas de Calais.