
La part de l'agriculture tend à diminuer : elle est en effet peu à peu "grignotée" par les deux autres familles d'utilisateurs du sol, essentiellement au bénéfice des espaces artificialisés qui ont rapidement augmenté en Nord - Pas-de-Calais ces 15 dernières années.
Quant aux espaces naturels, la région a entamé un processus de rattrapage pour combler le déficit observé.
Face à ce changement d'affectation des sols, la famille "agriculture", qui représente pourtant un pan important de l'économie régionale, sert de variable d'ajustement. Les terres agricoles sont trop souvent considérées comme une "réserve de terrains" dans laquelle viennent régulièrement puiser les deux autres familles : entre 1998 et 2005, ce sont en moyenne annuelle 1.630 hectares pour les espaces artificialisés et 690 hectares pour les espaces naturels qui ont été prélevés sur les terres agricoles.
Parmi les espaces artificialisés, ce sont les secteurs de l'habitat et des activités économiques qui consomment le plus de surface. En matière d'habitat, cette tendance s'explique entre autre par le fait que les ménages s'établissent de plus en plus en dehors des agglomérations faute d'une offre satisfaisante de logements urbains (coût élevé, surfaces restreintes...). Quant aux activités économiques, c'est essentiellement le développement du commerce et de ses activités annexes, notamment tout ce qui touche au transport et à la logistique, qui est à l'origine d'un besoin accru de foncier.
Pour ce qui est des espaces naturels, l'autre bénéficiaire des terres prélevées au secteur agricole, on ne peut nier que le Nord - Pas-de-Calais revient de loin. Le retard est en train d'être comblé (de nombreuses actions de boisement, de préservation et de développement de zones naturelles ont été entreprises).
Le saviez-vous ?