
La périurbanisation : apparu vers le milieu des années 70, ce terme désigne le phénomène d'étalement des villes provoqué par l'installation des citadins dans les campagnes situées en périphérie immédiate ou plus lointaine.
Ce processus est la conséquence d'une envie d'espace préservé et d'un désir d'accession à la propriété alliés à la disponibilité de l'automobile et à l'amélioration des moyens et voies de déplacement.
Ce sont les zones rurales, sous l'influence des grands centres urbains - représentant des bassins d'emplois importants - qui sont surtout touchées par ce phénomène. Facilement accessibles par autoroutes, voies express ou encore en transports en commun, les villages - dont le coût du foncier est nettement moins élevé qu'en centre ville - sont alors privilégiés par les ménages pour y élire domicile.
L'urbanisation linéaire génère des frais de voiries importants, une faible convivialité entre riverains, un éloignement du centre de la commune où se regroupent services et commerces... Revers de la médaille : la périurbanisation n'est pas sans conséquences, notamment en ce qui concerne les paysages et les activités dont l'implantation est ancienne. En effet, l'extension des constructions se fait le plus souvent au détriment des milieux naturels et des terres agricoles. L'étalement de la ville contribue également à augmenter sensiblement l'empreinte écologique des zones concernées (émission de gaz à effet de serre et pollution globale de l'air) en partie à cause des navettes quotidiennes entre domicile et lieu de travail qui allongent les journées des habitants.
Les enjeux liés au développement durable imposent de fixer des limites à l'étalement urbain et de mettre en oeuvre des modes de gestion plus économes de l'espace.
Fort de ce constat, la Région a décidé d'élaborer avec ses partenaires une Directive Régionale d'Aménagement visant à maîtriser la périurbanisation.
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