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Les actions

Aspects liés à la planification

Le projet d’aménagement du territoire à 20 ans

Défini dans le Schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT), il intègre la Stratégie régionale de biodiversité au travers de son volet « Biodiversité - Trame verte et bleue ». Le Schéma régional de cohérence écologique - Trame verte et bleue (SRCE-TVB) est identifié au sein de cette stratégie comme l’un des moyens mis en œuvre pour reconstituer le paysage naturel.

Le Schéma régional de cohérence écologique - Trame verte et bleue


Le SRCE-TVB de la région Nord-Pas de Calais a été co-élaboré par l’Etat et la Région et présenté pour pré-avis du Conseil régional en séance plénière le 24 novembre 2012. L’élaboration du SRCE-TVB s’est appuyée sur les éléments du schéma régional Trame verte et bleue déjà réalisé en 2006. (Voir le site Sigale - TVB atlas carto)
Le Schéma régional de cohérence écologique – trame verte et bleue vise à identifier, préserver et restaurer les continuités écologiques nécessaires au maintien de la biodiversité, et ainsi permettre aux espèces animales et végétales de circuler, de s’alimenter, de se reproduire, de se reposer...

La remise en bon état des milieux nécessaires aux continuités écologiques est ainsi un objectif majeur du SRCE-TVB. Ceci implique l’amélioration ou le rétablissement de leur fonctionnalité par des actions de gestion, d’aménagement ou d’effacement des éléments de fragmentation.

 

La constitution d’une trame verte et bleue répond également à la volonté de respecter les engagements européens en apportant la contribution des régions à la constitution du réseau écologique paneuropéen.


Plusieurs espaces sont identifiés :

  • les continuités écologiques constituées des réservoirs de biodiversité (espaces de biodiversité remarquable) et des corridors écologiques (qui assurent les connexions entre ces espaces),
  • les espaces à renaturer, milieux fortement modifiés par l’activité humaine caractérisés par une grande rareté des milieux naturels, où la restauration de la biodiversité est nécessaire.

Le SRCE-TVB dresse également dans sa partie finale un plan d’actions à mettre en oeuvre pour restaurer le bon état des continuités écologiques, et indique aux acteurs concernés les outils dont ils peuvent disposer pour le faire.

L’élaboration du SRCE-TVB a été copilotée par l’Etat et la Région et s’est appuyée sur un groupe scientifique coordonné par le Conservatoire Botanique National de Bailleul, afin d’assurer le fondement scientifique de la démarche, et de baser le projet sur les connaissances de terrain des experts régionaux. Il sera soumis à enquête publique et finalisé dans le courant de l’année 2013.


A noter, le SRCE-TVB contribue également au Schéma régional de climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE) au travers notamment des effets qu’il pourra induire sur le territoire permettant la diminution des émissions de gaz à effet de serre et la séquestration du carbone (voir le plan forêt).


Le site du Schéma régional de cohérence écologique - Trame verte et bleue
La bonne intégration des espèces dans une trame verte et bleue laisse espérer la survie des espèces qui s’y sont réfugiées. Une politique réfléchie de confortement de population et de réintroduction permettra de restaurer certaines populations animales, végétales et fongiques.

 

A savoir : Le Région est la 1ère région de France à avoir intégré la notion de corridors biologiques et de Trame verte et bleue.

Le Conseil régional accompagne financièrement les études de déclinaison territoriales et tout type de projet opérationnel participant à la protection, la restauration, la création de milieux naturels qui contribuent à la réalisation de la trame verte et bleue.

 

Le Plan Forêt Régional

Délibéré par la Région en 2009, il vise à doubler à l’horizon 2040 le taux de boisement en région, en intégrant toutes les formes de boisement : haies multistrates, agroforesterie, vergers, ripisylves, bandes boisées, boisements surfaciques. Il est élaboré au travers d’une démarche partenariale mobilisant un grand nombre d’acteurs du territoire régional. 

Cinq orientations stratégiques ont été définies pour concrétiser le projet :

  • développer la forêt urbaine et périurbaine,
  • créer des boisements de protection (eau, air, sols),
  • renforcer et qualifier les massifs existants,
  • profiter des délaissés des infrastructures de transport existantes pour qualifier le paysage par des boisements,
  • renaturer les espaces agricoles en maintenant leur vocation de production et ainsi freiner l’étalement urbain et réduire l’artificialisation des sols.

Les zones dont l’intérêt écologique est lié au caractère ouvert (coteaux calcaires, landes, dunes, certaines zones humides, etc.) doivent évidemment le rester.

Le plan forêt régional repose et alimente à la fois le SRCE - TVB. Il a comme objectif de répondre à certains objectifs en terme :

  • d’aménité (agrément),
  • de lutte contre certaines espèces invasives (cerisier tardif par exemple) et de la contribution à la sauvegarde d’espèces régionales très menacées comme l’Orme (victime d’une maladie) ou le peuplier noir (abandonné au profit de clones plus fragiles, mais à croissance bien plus rapide)
  • d’amélioration des capacités de puis de carbone, de restauration des sols, de protection des puits de captage, des nappes, etc). L’éco-certification des forêts de production est en cours ou possible.

Aspects liés à la mise en oeuvre


Les Réserves naturelles régionales (RNR)

Le réseau des RNR contribue au renforcement des réservoirs de biodiversité du SRCE-TVB. Voir nos pages dédiées aux RNR.


Les Plans de restauration et de réintroduction

Sans attendre la mise en œuvre d’une Trame verte et bleue fonctionnelle à l’échelle du territoire régional, il est nécessaire de soutenir les actions de confortement des noyaux viables de populations animales, végétales, fongiques parmi les plus menacées avec l’appui scientifique, dans le cadre de la mise à jour des « Plans nationaux de restauration » devenu « Plan national d’actions), et conformément au document d’orientations régionales « plan de restauration et réintroduction de la biodiversité ».


Afin d’accélérer la requalification des milieux, il est également possible de soutenir la réintroduction d’ « espèces-clés » ; « espèces ingénieurs » comme le castor et la loutre (espèce régulatrice et super-prédatrice), en cohérence avec les actions de « génie végétal » et de « génie écologique ».


Les aspects recherche/biodiversité

En 2009, la Région Nord-Pas de Calais et la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) ont signé une convention de partenariat portant sur le soutien de travaux de recherche localisés en Nord-Pas de Calais. Elles ont lancé, en 2010 et 2011 deux appels à projets qui ont permis le financement de 18 projets sur des thématiques variées et la constitution de consortiums originaux, associant des chercheurs de différentes disciplines et des partenaires extérieurs au monde de la recherche. La Région et la FRB ont renouvelé l’expérience une troisième fois en 2012 sur un format identique aux précédents.

L’objectif de ce partenariat est de promouvoir des projets de recherche, focalisés sur la biodiversité en région, de promouvoir la mise en réseau entre les équipes de recherche de la région et les équipes exisntant sur l’ensemble du territoire nationale voire à l’étranger ; de mettre en perspective la démarche d’appel à projets avec d’autres expériences françaises ou européennes, enfin, de valoriser les projets de recherche au niveau national.

 

La Région a rassemblé ses questionnements autour de trois grands axes :

  • l’étude des conditions d’accélération de la recolonisation écologique des milieux anthropisés : espaces agricoles, forestiers, aquacoles ; espaces urbains ; espaces urbains ou délaissés ;
  • l’étude des dynamiques en jeu dans les milieux naturels face aux modifications d’origine anthtropique : de l’usage de sols aux changements climatiques ;
  • l’étude  des relations entre la société et la biodiversité : perception et représentation du rapport Homme-Biodiversité ; services fournis par la biodiversité régionale.

Réconcilier nature et ville

La Région veut faciliter l’entrée de la trame verte et bleue dans les zones urbaines et artificialisées, avec les précautions qui s’imposent, pour, en quelque sorte, réconcilier la nature et la ville. Concrètement, il faut :

  • tenir compte de certaines séquelles de pollution,
  • diminuer la pollution lumineuse,
  • favoriser une gestion différenciée et une restauration des espèces.

La déclinaison locale de la trame verte doit permettre à la fois de freiner l'étalement urbain et de verdir les villes.
Tout en y améliorant la qualité de vie et la santé.

 

Comment ?
En augmentant quantitativement et qualitativement la surface des espaces agroforestiers et enforestés, en pérennisant les prairies et en préservant les sols agricoles.

L'ensemble étant en lien avec les orientations liées à l’aménagement du territoire et au bâti.

En lien également avec :

  • Les lieux d’expérimentation et d’innovation existants tels les écoquartiers
  • Le CRRG et le conservatoire botanique national de Bailleul.

Favoriser une meilleure résilience agro-écologique

 

 

70 % du territoire régional est cultivé. Un remaillage écologique de ce territoire, associé au développement de l’agrosylviculture sont favorables à une meilleure résilience agro-écologique.

 

Les auxiliaires naturels de l’agriculture (vers de terre qui aèrent le sol, pollinisation des abeilles, coccinelles dévoreuses de pucerons, etc.) trouveront refuge et possibilité de circuler dans la trame verte.
Fossés, talus, mares et bandes enherbées déclinent localement la "trame bleue" en y régulant le cycle de l’eau.
La biodiversité contribue à la restauration et au maintien de l’humus et des puits de carbone agricole, et potentiellement à une réduction d'émissions de gaz à effet de serre d’origine agricoles (méthane).
Elle pourrait être un allié dans la résilience des cultures face au changement climatique.


Restaurer les ressources en eau

La trame bleue est en elle-même une base naturelle, éco-paysagèrement cohérente à la trame verte. Elle accompagnera et déclinera le SDAGE, en cohérence avec la directive cadre européenne sur l’eau. Les enjeux sont autant qualitatifs que quantitatifs.


Réduire l'impact des transports sur la faune, l'eau, les éco-systèmes

Les axes tel que routes, canaux, voies ferrées, lignes à haute tension… sont une cause majeure de fragmentation des paysages (plus de 15 000 fragments) et de mortalité animale (collisions ou effets collatéraux). 

De très nombreuses espèces ne peuvent plus circuler normalement sur le territoire. 
Il faut ajouter à cela le drainage, les pollutions, l’artificialisation et parfois la pollution de stock accumulée durant des décennies (plomb de l’essence le long des routes, pollution de friches industriels ou de sédiments,…).

 

La Région veut réduire l’impact des transports sur la faune et plus largement sur l’eau et les écosystèmes, et au-delà sur les micro-climats et le climat de demain, via notamment : 

  • La trame verte et bleue, et la défragmentation écologique
  • La diminution de la pollution lumineuse, au profit d’un éclairage "plus intelligent et pertinent", sans perte de sécurité, conformément aux lois Grenelle.
  • Le programme "Véloroutes et voies vertes"  (alternatives aux transports polluants, pouvant parfois aussi contribuer à la trame verte).

Augmenter le boisement, favoriser la biodiversité forestière.

forêt - photo : Hugo Fourdin

C'est inscrit dans les objectifs du Plan Forêt régional (lancé fin 2011).
Les massifs forestiers sont morcelés et les espaces boisés manquent dans les zones urbanisées
Le plan vise à augmenter le boisement en 30 ans, tout en renforcer la biodiversité naturelle, la richesse et l’intégrité écologique des forêts cultivées, des boisements urbains et périurbains ou bocagers.


Limiter les effets de réchauffement

Les GES, la production d'énergies produisent de la chaleur, néfaste pour le climat. Les surfaces humides ou végétalisées jouent un rôle considérable pour limiter les effets de réchauffement (îlots de chaleurs urbaines, canicules,…). A savoir : les modèles météorologiques prévoient des canicules de plus en plus fréquentes et graves d’ici 2100.


Continuer les efforts entrepris

La gestion conservatoire avec les parcs naturels régionaux qui valorisent et préservent des espaces naturels sensibles, le réseau des chemins de randonnées, les contrats de corridors écologiques, le réseau des gestionnaires des 25 réserves naturelles régionales...

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