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Vue aérienne de Loos en Gohelle@Philippe Frutier/CR NPDC

Les reconversions

Au cours de la seconde moitié du 20e siècle, tout ce qui a fait la puissance du Nord-Pas de Calais au cours des siècles précédents est progressivement, puis radicalement remis en cause. L'extraction minière, l'industrie sidérurgique, le textile, moteurs de la croissance régionale et nationale, traversent une crise majeure. Les effets industriels et sociaux sont conséquents. La moitié des emplois industriels sont perdus entre 1973 et la fin des années 1990.

C'est un monde qui disparaît. Il faut alors réinventer, sur de nouvelles bases, mais sans nier ses divers héritages… Une des principales répercussions sur le paysage du Nord-Pas de Calais, c'est la multiplication des friches industrielles. Elles sont à la fois héritages d'un passé glorieux et stigmates de la crise.


Destruction ou reconversion ? Décideurs, élus, entrepreneurs s'attèlent à limiter les dégâts des divers chocs, à valoriser le patrimoine industriel, à inventer l'avenir de la région.


La reconversion est en route !

 

En 1990, la région concentrait 50% des friches industrielles françaises !

 

Les collectivités locales inventent de nouvelles utilisations des ces espaces, souvent importants en surface.
Reconvertir, réhabiliter sont les maîtres mots… mais avant, souvent, il faudra dépolluer les sols. Travail de longue haleine mais facilitée par une étroite collaboration des communes, de la région et de l'État, parfois soutenue par l'Union européenne.

Des politiques de reconversion, centrées sur plusieurs pôles, voient le jour rapidement :

  • le pôle littoral autour de Calais et Dunkerque,
  • le bassin minier - et plus particulièrement le Valenciennois
  • la vallée de la Sambre.

On s'appuie également sur le développement d'industries déjà présentes et appelées à acquérir une dimension nouvelle, notamment l'automobile qui devient un secteur industriel majeur ! 

Au début des années 1970 Renault et Peugeot décident d'installer la Société de transmissions automatiques à Ruitz, la Française de mécanique à Douvrin-La Bassée, et l'usine Renault à Douai. 
Toyota s'installe à Onnaing (2001) et Renault à Maubeuge. 
Ces implantations modifient la donne, complétée par l'installation d'équipementiers (Valeo à Étaples).
La construction ferroviaire (tradition régionale remontant au 19e siècle) se développe dans le Valenciennois autour d'Alstom transport ou du constructeur canadien Bombardier.
Celui-ci participe à la construction de navettes pour le tunnel sous la Manche entré en fonction en 1994.

Parallèlement, le défi de la tertiarisation a été relevé dans la métropole lilloise : l'installation de centres de décision est facilitée par la densité des réseaux de transports, mais aussi par un important effort en matière de formation supérieure. Une nouvelle dynamique économique y est née, à l'échelle de l'Europe et du monde ! Euralille est né et continue à se développer.

Dans cette marche forcée pour une reconversion réussie, pas question de perdre la mémoire du travail :


Les "beffrois du travail", (cheminées des usines industrielles) font l'objet d'un inventaire jusqu'en Belgique. 

Le centre des archives nationales du Monde du Travail est inauguré en octobre 1993 à Roubaix. Installé dans une ancienne filature (Motte-Bossut, créée vers 1840 et qui a fermé ses portes en 1981), il devient centre national en 2008. 

Bien d'autres friches industrielles auront un devenir mémorable : musées, logements, lofts, pépinières d'entreprises, pôles de compétitivité,…

 

 

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