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Déchargement d'une péniche à Delta3,plateforme multimodale de Dourges

Le transport fluvial

Face à l’accroissement prévu des échanges de marchandises à l’horizon 2020, le transport fluvial représente une alternative à la fois économique et écologique au mode routier dominant actuellement. En effet, une péniche de 3000 tonnes représente l’équivalent de 150 camions avec des émissions de CO² quatre fois inférieures et un coût énergétique 3,7 fois moins élevé (en équivalent pétrole à la tonne transportée). Au coeur des échanges européens de par sa position géographique, le Nord-Pas de Calais dispose d’un ensemble de ports maritimes et fluviaux important, ainsi que le réseau fluvial le plus dense de France. Le projet du canal Seine-Nord Europe conforte la position centrale du Nord–Pas de Calais dans le système fluvial européen.

 

Un réseau dense et connecté


Le réseau fluvial du Nord-Pas de Calais est composé de 680 km de canaux et rivières, ce qui représente 10% du réseau navigable national. 548 km sont accessibles à la navigation de commerce. Ils se décomposent ainsi :

  • 250 km à grand gabarit (59 km à 1350T et 191 km à 3000T)
  • 67 km à moyen gabarit (de 400 à 650T)
  • 231 km à petit gabarit (250 à 400T)


La structure du réseau fluvial permet la circulation du fret vers la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne, en partant du port de Dunkerque. Ce réseau dense offre des perspectives de développement intéressantes.

 

La vallée de l'Aa

 

Il existe de nombreux sites fluviaux de transbordement dans le Nord-Pas de Calais, allant du simple site de chargement – déchargement, à la plate-forme multimodale.
Le premier port fluvial régional est celui de Dunkerque avec 2,65 millions de tonnes de marchandises transitées en 2010, puis viennent les ports de Lille avec 1 millions de tonnes, de Valenciennes avec 650 000 tonnes et le port de Béthune avec 406 000 millions de tonnes.


Le trafic régional total atteint presque 12 millions de tonnes.


L’action de la Région

 

L’objectif de placer le Nord-Pas de Calais au cœur du système fluvial européen nécessite l’implication des acteurs régionaux par des choix stratégiques pour les aménagements à effectuer. L’arrivée d’une infrastructure fluviale à dimension européenne, le canal Seine-Nord Europe, soutenu par la Région, impose une mise à niveau du réseau existant pour accueillir la hausse prévisible des flux de marchandises.

 


Pour permettre de circuler de manière continue entre le canal Seine-Nord Europe (gabarit pouvant accueillir des bateaux de 4400 tonnes - classe Vb) et le réseau régional (gabarit Va entre Dunkerque, Lille et Valenciennes) des travaux d’aménagement doivent être effectués, notamment sur les liaisons avec le littoral et avec la Belgique.

 

nouveau pont ferroviaire sur le canal d'Aire installé entre Saint-Omer et Clairmarais

 

Le volet fluvial des Contrats de projets Etat/Région a pour objectif de recalibrer près de 65 km de voies d’eau sur les trois connexions avec la Belgique :

  •  Deûle et Lys mitoyenne entre Sequedin et Halluin
  • l’Escaut entre Trith et Mortagne
  • le canal de Condé-Pommeroeul (remise en navigation)

Sur les 250 km du réseau à grand gabarit, un processus de rehaussement des ponts à 5,25 m (permettant le passage des bateaux avec deux couches de conteneurs) ou de reconstruction à 7 m, est actuellement en cours.

Ca veut dire quoi !

Le Canal Seine – Nord Europe


Le projet représente un enjeu considérable pour les transports en région. Il consiste à creuser un canal à grand gabarit pour relier l’Oise (Compiègne) à la Sensée (Aubencheul-au-Bac) afin d’apporter le segment manquant entre le bassin de la Seine et le réseau fluvial nord-européen. Au total, 106 km de voies creusées dont environ 26 dans le Nord-Pas de Calais.


Un potentiel économique important

Actuellement seuls des bateaux de 250 à 600 tonnes circulent entre Paris et le Nord. La liaison Seine-Nord aura la capacité d’accueillir des bateaux jusqu’à 4400 tonnes (ce qui équivaut à 220 camions). Il permettra des liaisons entre Paris et le port de Dunkerque mais aussi avec Anvers, Rotterdam et Hambourg. Il reliera le premier bassin de consommation français, le bassin parisien, au Nord-Pas de Calais.


Des retombées en termes d’emplois

Selon Voies navigables de France (VNF), le chantier représenterait près de 10 000 emplois annuels sur cinq ans. En service, le canal pourrait générer entre 20 et 25 000 emplois, à l’horizon 2030, liés aux activités logistique et à l’exploitation. Un tiers de ces emplois bénéficierait au Nord-Pas de Calais. Le projet intègre la réalisation de 4 plates-formes trimodales qui permettront le développement d’activités logistiques et industrielles en synergie avec le canal.


Une alternative écologique à la route

D’ici 2020, le projet devrait permettre de réduire le trafic routier de 500 millions de tonnes kilomètres soit près de 500 000 camions par an en moins sur les routes. Cela représenterait une économie d’environ 250 000 tonnes de CO² par an.

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