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Florent Ladeyn, l’ambassadeur parfait

Le 24.04.2014

Florent Ladeyn, finaliste de l’émission Top Chef en 2013, chef cuisinier de deux restaurants régionaux - l’Auberge du Vert Mont, 1 étoile au Guide Michelin et le Bloempot - nous raconte son parcours et son rôle comme employeur d’apprentis.

Quel a été votre parcours ?


« J’ai fait un Bac L et ensuite j’ai eu la chance d’apprendre la cuisine au Cefral (Centre européen de formation de la restauration et de l’alimentation du littoral) à Dunkerque.

Ca s’est très bien passé parce nos formateurs  prenaient en compte le fait qu’on passait une semaine à l’école et la semaine d’après en entreprise. Il n’y avait pas de fossé. C’est ce qui a fait la différence pour moi.

On m’a donné les cartes et les clés pour apprendre à vitesse grand V, on m’a fait confiance, on a su me dire ce qui n’allait pas et m’expliquer pourquoi. Je n’ai pas fait  de grandes maisons parce que j’ai toujours travaillé dans l’auberge familiale.

Je n’ai pas fait d’école hyper réputée, mais j’ai fait deux ans d’apprentissage au Cefral. »

 

Pourquoi avoir accepté d’être le parrain des Euroskills 2014 et des sélections régionales des Olympiades des métiers ?

 

«J’ai accepté parce que je pense qu’il est important de mettre à l’honneur l’engagement des jeunes à suivre une formation, à s’impliquer dans un métier et que je viens de ce milieu, l’apprentissage.

Ces compétitions représentent trois mots qui me font chaud au cœur : l’excellence, le travail et la motivation. Aujourd’hui en France, on se focalise un peu trop sur ce qui ne va pas, et notamment sur la crise. Mais derrière, il y a des jeunes qui arrivent et qui ont un réel savoir-faire, une réelle envie.»

 

Travaillez-vous avec des apprentis ?

 

« Oui bien sûr. Aujourd’hui, j’emploie deux apprentis. Un en formation à Bailleul et un à Dunkerque.

J’ai également recruté deux de mes anciens apprentis : Antoine, 25 ans, est chef à Lille. C’est un jeune très professionnel, avec une  maturité assez impressionnante pour son âge. Il a commencé l’apprentissage jeune, alors aujourd’hui, il vit comme il veut, il a sa voiture, sa moto, sa maison… Il a un bon salaire, meilleur que le mien (rires).

L’apprentissage, c’est ça aussi ! Je travaille aussi avec Damien que j’ai embauché à la suite de son apprentissage. Il a 18 ans et il travaille à Lille. Il a fait le Cefral aussi et a obtenu une très bonne note en pratique. Ce sont deux profils assez similaires dans le sens où, l’école, ça n’était pas trop leur truc. Mais parmi les apprentis qui travaillent ici  aujourd’hui, il y a aussi Clément qui a un DUT commerce !  »

 

Faut-il changer l’image de l’apprentissage ?

 

« Ce qui est important aujourd’hui, c’est que l’apprentissage ne soit plus considéré comme une voie de secours.

Il y a dix ans, quand j’ai dit que j’allais apprendre la cuisine, des anciens profs du lycée m’ont appelé pour me dire : « Mais Florent, tu as les capacités pour aller en fac ! Va en fac ! Pourquoi tu vas travailler en cuisine ? Tu sais, c’est dur ! Tu vas faire des heures ! »

Comme si les jeunes n’aimaient pas le travail et comme si, quand on travaille avec ses mains, on n’a pas besoin d’utiliser son cerveau ! C’est sûr qu’il y a 10 ans, la cuisine c’était moins glamour qu’aujourd’hui. Mais il faut toujours encourager des jeunes qui demandent à travailler.

Moi, j’adore travailler avec des jeunes. Ils ont cette fougue et cette fraîcheur qui font du bien ! »

 

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