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UN
PEU D'HISTOIRE...
C'est en 1919 que la Suisse décida d'ouvrir une représentation
consulaire à Lille et qu'elle obtint cette autorisation du Ministère des
Affaires étrangères français. Jusqu'aux années 70, six personnes de nationalité
suisse, exerçant leur profession dans l'industrie régionale ou une profession
libérale, se succédèrent avec le titre de consul honoraire dans les bureaux
situés place de la Gare à Lille. Une interruption intervint pendant la Seconde
Guerre mondiale, lorsque les autorités en place exigèrent la fermeture du
consulat de Suisse. Le consul en poste en 1940 reprit ses fonctions officielle
à la libération, non sans avoir œuvré entre temps, avec un pasteur suisse
de l'Eglise réformée, pour venir en aide à plusieurs résistants français,
leur servant de traducteurs et de défenseurs dans leurs démêlés avec les
autorités militaires d'occupation.
A partir de 1975, la Suisse décida de nommer à Lille un consul de carrière.
Trois consuls se succédèrent pendant les dix années suivantes, toujours
dans les mêmes locaux, place de la Gare.
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Mr Michel JOSEPH - Consul honoraire de Suisse
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Néanmoins, l'évolution politique et économique du monde,
avec l'accession de nombreux pays à l'indépendance nécessitant l'ouverture
de nombreuses nouvelles représentations, jointe à une évolution des techniques
de gestion des ressortissants suisses par l'informatique, amenèrent les
autorités helvétiques à revoir la distribution des consulats ouverts à
travers la planète et à centraliser les tâches administratives sur un
nombre plus restreint de consulats en France. Dans ce contexte, en 1984,
le Ministère suisse des Affaires Etrangères (appelé Département f édéral
des affaires étrangères ou DFAE) décida de fermer les bureaux du consulat
de Lille, à transférer les tâches administratives (visas, passeports,
immatriculation des ressortissants suisses du Nord, du Pas-de-Calais et
de la Somme) au Havre d'abord (jusqu'en 1995), puis à la section consulaire
de l'Ambassade de Suisse à Paris, lorsque le consulat du Havre subit également
le même sort. Pour conserver auprès des Suisses et des autorités politiques
et économiques de la région un contact moins impersonnel qu'un numéro
de téléphone ou de fax parisien, le DFAE nomma un consul honoraire pour
le représenter sur place.
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