2003 : année de l'Algérie en France
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DJAZAÏR, UNE ANNEE DE L'ALGERIE EN FRANCE.
Djazaïr,
nom du pays,
nom de sa capitale,
nom méditerranéen en souvenir des îles
qui ornaient la rade d'Alger,
nom aux consonances légères, marines et affectives,
symbole d'une identité et d'une ouverture.
C'est finalement la dénomination
que les organisateurs algériens et français
ont choisie pour l'événement.
L'organisation de l'année de l'Algérie est basée
sur le même schéma que celui de toutes les Saisons culturelles
en France : un Commissariat Général dans le pays invité
comme dans le pays hôte. Ces deux structures sont chargées,
en coordination étroite et permanente d'assurer la conception,
la programmation et le suivi de l'événement. Un comité
mixte d'organisation réunit ces deux structures ainsi que les
représentants pour chaque pays du Ministère des Affaires
étrangères et du et du Ministère de la Culture
et de la Communication. Le Comité Mixte d'organisation se réunit
périodiquement alternativement en France et en Algérie,
pour faire le point sur l'avancement des préparatifs et décider
de la programmation et du financement.
A la différence des saisons culturelles dirigées par un
Commissaire Général, les années culturelles en
France sont placées, côté français, sous
l'autorité d'un Président secondé par un Commissaire
Général.
Côté algérien, le Commissariat Général
diffère de son vis-à-vis français sur deux points.
D'une part il dispose à sa tête non pas d'un Président
mais d'un Commissaire Général car sa création par
décret à Alger a précédé la décision
de transformer la Saison en année. Cependant, le Commissaire
Général algérien, M. Hocine Snoussi, est l'homologue
du Président français, M. Hervé Bourges, avec lequel
il co-préside le Comité Mixte. D'autre part, il n'existe
pas en Algérie de structure spécifique et rodée
telle que l'AFAA qui joue un rôle essentiel dans l'organisation
des saisons culturelles étrangères, ce qui a amené
le Commissariat algérien à intégrer dans ses missions
celle d'opérateur culturel.
Le Commissariat général est supervisé par le Comité
national d'organisation. De rang ministériel, il est présidé
par le Chef du Gouvernement. Il est chargé de la préparation
et du suivi du déroulement de l'année et prend à
cet effet l'ensemble des dispositions utiles en dégageant notamment
les moyens nécessaires à sa réussite.
Le Commissaire Général algérien est nommé
par décret présidentiel. Il assure les grandes orientations
de l'année en fonction des missions décrétées
et des recommandations du Comité national d'organisation. Il
est secondé par M. Mustapha Orif, Commissaire général
délégué. Celui-ci est l'interlocuteur du Commissaire
Général français, M. Dominique Wallon, et à
ce titre, il est responsable des choix artistiques et chargé
de la coordination des programmes et de leur bon déroulement.
Du côté algérien toujours, le décret a prévu
un Comité de parrainage. Il sera composé de personnalités
du monde culturel, associatif, économique et social. Son rôle
essentiellement consultatif consiste également à la prise
en charge d'activités de relations publiques et d'assistance.
C'est le département de la Coopération, de l'ingénierie
et du développement culturel de l'AFAA ( bureau des Saisons )
qui se charge, en liaison avec le Ministère de la Culture et
de la communication, de mobiliser en France les institutions et acteurs
culturels dans toutes les disciplines et de fédérer les
initiatives. Le bureau des Saisons de l'AFAA assure une concertation
permanente avec les deux Commissariats ainsi qu'avec les services culturels
des ambassades.
L'AFAA, dirigée par Olivier Poivre d'Arvor, a organisé
une quinzaine de Saisons depuis 1992, année de l'instauration
des Saisons culturelles, bien que cet opérateur ait commencé
à agir en la matière en 1929 avec une tournée en
Egypte de la Comédie française et qu'il ait été,
soit dit en passant, l'organisateur du premier festival de Cannes en
1946 !
Source : Commissariat Général de l'année de l'Algérie.