Mercredi 16, jeudi 17 et vendredi 18 décembre, sous la Présidence de Daniel Percheron, les élus de l'Assemblée régionale se sont réunis en Séance plénière pour l'examen du budget 2010. Les vices-présidents ont successivement présenté les budgets primitifs des différentes politiques de la Région.
Après de nombreux débats, le budget 2010, complété de 26 amendements, a été voté.
« Nous vous proposons un budget de continuité ». Bernard Roman, premier vice-président en charge des finances, insiste sur cette notion qu'il explique par un contexte « difficile pour le territoire régional ayant subi le souffle dévastateur de la tempête financière et ses conséquences économiques ». Le budget 2010 évolue donc dans un contexte social difficile pour notre région et ses habitants. Comme pour le budget 2009, le Conseil régional répond à ce contexte en se positionnant comme « un levier, un carburant à l'économie menacée ». C'est dans cette optique que le budget 2010 présenté par le premier vice-président se veut « volontaire et déterminé».
Le budget 2010 sera un budget de reconduction : un même niveau d'emprunt, un même niveau d'autofinancement et un même niveau d'endettement. De plus, il n'y aura cette année encore, pas de hausse de la fiscalité. La taxe foncière ne verra pas son taux augmenter. De la même manière, le carte grise reste fixée à 32 euros par cheval.
C'est aussi le budget des engagements tenus. Engagements tenus pour le chèque livre des lycéens qui est passé de 35 à 70 euros mais aussi pour la reconstruction des lycées à structures métalliques (les travaux sur les 4 derniers s'engagent). Les engagements sont également tenus dans le domaine de la santé avec 105 équipements supplémentaires pour les services hospitaliers dans le cadre du plan cancer ou encore dans l'accompagnement des projets ANRU.
Plus de 3/4 des dépenses relèvent des grandes compétences du Conseil régional. Les lycées, l'apprentissage et la formation permanente mais aussi les transports constituent les dépenses principales de l'institution.
Le premier vice-président a conclu ses propos en soulignant le côté surréaliste de l'exercice, dans la perspective de la possible réforme des collectivités territoriales actuellement en discussion au Parlement. La marge de manoeuvre des collectivités risque en effet d'être fortement diminuée. Mais aussi avec la suppression de la taxe professionnelle.