Conseil portuaire de Calais
le vendredi 24 octobre à la Chambre de commerce et d'industrie de Calais
27 octobre 2008
Le président Percheron, en compagnie de Jean-Marc Puissesseau, président de la CCI de Calais, a mené les débats du Conseil portuaire de Calais. Les deux présidents ont rappelé leur volonté commune de créer un grand port régional associant Calais et Boulogne-sur-Mer, "une nouvelle entité qui entraînera non seulement le littoral mais toute la région Nord-Pas de Calais vers une nouvelle aventure collective". Il a été rappelé à cette occasion que la future société portuaire sera présidée par un Calaisien, avec un 1er vice-président boulonnais. Plusieurs points ont ensuite été débattus et votés.
- Investissements de l'autorité portuaire et de la CCI :
- investissements 2008 de la Région : 7,5 Meuros de crédits de paiement seront alloués au port de Calais, dont une large partie sur la jetée ouest (4,3 Meuros) ;
- Investissements 2009 de la Région : parmi les principales opérations figurent, des travaux sur l'écluse Carnot et sur le quai de Loire, et 3,5 Meuros de dépenses liées à "Calais Port 2015" (études et assistances techniques) ;
- investissements du concessionnaire en 2008 : dépenses fortement réduites, de 30,5 Meuros, elles passent à 16,7 Meuros ; principales opérations ralenties ou reportées : l'aménagement de terres-pleins H. Ravisse (-2,7Meuros), la réhabilitation de la cale de radoub (-2,5 Meuros) et les protections cathodiques (-1,8Meuros) ;
à noter : 8,5 Meuros d'investissements pour le secteur transmanche et le terre-plein Ravisse , 3,5 Meuros pour l'activité commerce conventionnel, 0,3Meuros pour la sûreté portuaire et 4,4 Meuros divers (pêche, gros entretien...).
- Budget des concessions de la CCIC :
- Budget rectificatif 2008 :
- un chiffre d'affaires ramené au niveau de celui de 2007 malgré la hausse des tarifs (+ 2,5%) et le trafic progressivement "récupéré" suite à l'incendie du tunnel ;
- une forte baisse de la capacité d'autofinancement due au fléchissement du chiffre d'affaires et au financement du déficit de la caisse de retraite (7,8 Meuros) ;
- une révision importante des investissements (16,7 Meuros au lieu de 30,5 Meuros).
- Budget primitif 2009 :
- une croissance du chiffre d'affaires de 3,8% due à la hausse des tarifs pour un trafic stable, permettant un rétablissement du résultat d'exploitation (+ 1,7 Meuros en 2009 contre +0,05 Meuros en 2008 et + 4,7 Meuros en 2007) ;
- une reprise des investissements (27,8 Meuros), bien supérieure à la CAF dégagée durant l'exercice (15 Meuros)
Le trafic transmanche connaît une érosion en 2008 (-5% en passagers et -1% en camions) et une possible stagnation en 2009. Le constat est différent à Dunkerque, Zeebrugge et au Tunnel (jusqu'en septembre 2008), où le rythme annuel de croissance sur ces différents sites avoisine +5%.
- Tarifs 2009 :
- Le concessionnaire propose d'instaurer une "redevance sur les déchets d'exploitation des navires". Cette redevance est sensiblement différente à Calais et à Boulogne (0,005 euros /m3 et 0,008 euros /m3 par exemple respectivement pour les navires qui n'ont pas fourni d'attestation de dépôt de leurs déchets).
- Doublement de la redevance "sûreté" (1,64 M attendus). Créée en 2007, la CCI verse 12 millions d'euros par an à la demande de l'Etat français pour régler les questions de sûreté en matière de prévention de l'immigration.
à noter : la politique tarifaire conduit à une érosion des droits de port Transmanche (évalués à 16 Meuros en 2009 pour 16,5 Meuros en 2006 et 2005, voire 18,5 Meuros et plus en 2003), à l'inverse des redevances transmanche (évaluées à 58 Meuros en 2009 pour 55,5 Meuros en 2006 et 2005, voire moins de 50 Meuros en 2003).
Rappel : selon un récent décret, les droits de port devraient être directement versés à l'autorité portuaire à partir du 01/01/2010, les redevances restant perçues par le concessionnaire.
- Plan de réception des déchets :
- Les ports de Boulogne et Calais ont réalisé un plan déchet adopté en 2004 et 2005.
La réglementation prévoit une révision du plan tous les 3 ans.
Un projet de nouveau plan, refondu sur un document unique, est présenté pour avis au conseil portuaire.
Il devra ensuite être soumis pour validation au préfet et sera renouvelé d'ici 3 ans.