
Depuis un an, l'économie mondiale ralentit progressivement. Trois chocs expliquent pour l'essentiel ce ralentissement : la correction de la bulle immobilière, la très forte hausse jusqu'à cet été des prix des matières premières ampute le pouvoir d'achat; enfin, les graves perturbations des marchés financiers, entraînent un durcissement des conditions de financement, dont l'effet reste toutefois jusqu'à présent peu visible sur la distribution de crédit.
Le Conseil Régional se place dans l'anticipation pour amortir les effets des crises industrielles et financières sur les entreprises régionales et par conséquent sur les habitants de la région Nord-Pas de Calais.
Sur proposition de Pierre de Saintignon, vice-président en charge de l'action économique, le Conseil régional propose trois axes d'actions :
Il ne s'agit pour les élus régionaux ni de se substituer au monde économique ou à l'Etat, ni d'engager de nouvelles mesures financières, mais simplement d'exercer leur devoir de "vigilance régionale" et d'être au rendez-vous d'éventuelles difficultés qui pourraient affecter le tissu des entreprises régionales. Cette anticipation correspond précisément au rôle de veille économique que doit remplir le Conseil régional et à celui de coordinateur du Schéma régional de développement économique (SRDE).
Afin de proposer et construire de façon concertée avec l' Etat, la CRCI des solutions adaptées, il est proposé la mise en oeuvre d'un groupe de veille régional rassemblant les banques et les organismes financiers. Il s'agit de :
La Région a engagé des financements pour le développement des entreprises dans le cadre du FSI (Fonds spécial d'implantation) et des Contrats de développement. Afin de soutenir les entreprises en difficulté, il est proposé de manière exceptionnelle et ce jusque fin 2009 de:
Oséo va engager un plan de soutien spécifique aux PME mis en place par sa branche Oséo-Garantie.
Il s'agit de garantir les prêts de restructuration accordés par les banques, sollicitées par les entreprises pour faire face aux effets de la crise (hausse de délais de paiement, besoin de ré-échelonner des prêts, etc.). Cette garantie doit permettre de consolider les financements court terme des PME.
Sur ses fonds propres, le Groupe Finorpa agit déjà sur la consolidation financière en haut de bilan. Elle consacre actuellement 10 à 15% des fonds gérés, soit 2,5 millions d'euros par an.
Il s'agit de favoriser une meilleure sécurisation des parcours professionnels des salariés, en priorité des PME, par un dispositif alliant garantie de rémunération de haut niveau et accompagnement renforcé et individualisé vers la qualification professionnelle et l'emploi.
Mobilisation du Plan innovation présenté en septembre à hauteur de 242 millions d'euros par la plate-forme Innovation-valorisation de la recherche. 20 millions d'euros sont d'ores et déjà mobilisables pour les projets innovants des PME.