Hier lundi, le président Daniel Percheron a réuni les conseillers régionaux membres de la Commission permanente pour débattre des grandes orientations à négocier avec l'Etat. Inquiets, les élus ont souligné les incertitudes liées à la fin du précédent Contrat de Plan se terminant fin 2006. Une évidence : l'Etat n'a pas respecté la totalité de ses engagements et les conseillers régionaux s'interrogent sur la façon dont il compte achever les programmes non réalisés. Cette question porte sur plusieurs dizaines de millions d'euros et concerne des investissements importants pour le Nord-Pas de Calais (transports, constructions universitaires...).
Analysant l'enveloppe complémentaire avancée par l'Etat pour le futur contrat de projet (portant sur un total de 715.707 millions d'euros,) les élus ont constaté que le Nord-Pas de Calais est aujourd'hui l'une des régions les moins bien dotées : l'implication de l'Etat est de 179.23 euros par habitant alors qu'en Lorraine, par exemple, (région comparable au Nord-Pas de Calais), elle est de 260.67 euros par habitant.
Dernier point essentiel pour l'avenir de la région : la nécessité de définir avec la métropole lilloise les grandes orientations du Nord-Pas de Calais. La croissance de la métropole (en matière d'économie, d'attractivité, de trafic routier etc) impose des enjeux essentiels pour l'ensemble du territoire régional. La question des infrastructures (RER régional, troisième gare) et plus généralement des grandes fonctions métropolitaines (recherche, culture...) a été largement évoquée par la Commission permanente.