Anticipant les conséquences prévisibles de la suppression du commerce hors taxe (duty free) au sein de l'Union européenne, sur l'économie du littoral, le gouvernement de Lionel Jospin annonçait le 23 juillet 1999, sur la base du rapport réalisé par le député André Capet, l'attribution d'une enveloppe exceptionnelle de 100 millions de francs pour compenser les impacts économiques et sociaux de cette mesure.
A ce jour, toutes les tentatives d'affectation de ces crédits pour financer de grands chantiers calaisiens sont restées infructueuses.
Le président Daniel Percheron et l'exécutif régional s'associent à la délégation calaisienne qui a demandé à être reçue prochainement par le ministre Jean-Paul Delevoye, et souhaitent que le gouvernement respecte la parole de l'Etat et les engagements légitimes vis à vis du Calaisis et de sa population.
Rappelant que sous le gouvernement d'Alain Juppé, l'Etat, pour venir au secours du trafic transmanche breton, avait prélevé, sans concertation, 250 millions de francs sur le budget de la Chambre de commerce de Calais, le Conseil régional considère que l'Etat ne peut que rendre justice au Calaisis.