Daniel Percheron a reçu ce jeudi 13 février au siège de la Région, une délégation de l'Intersyndicale de la Banque de France. Les représentants syndicaux lui ont fait part de leur crainte d'une fermeture programmée de 10 des 14 comptoirs que compte le Nord-Pas de Calais et de la suppression de 250 emplois.
Daniel Percheron s'est fait l'écho de l'intense émotion suscitée parmi les élus du Nord-Pas de Calais par les conclusions du rapport sur la restructuration du réseau de la Banque de France, émotion nourrie par la crainte de voir disparaître telle ou telle succursale. Il a souligné l'attachement unanime aux services de proximité rendus aux particuliers, aux entreprises et aux institutions.
A cet égard, la délégation a rappelé que dans le Nord-Pas de Calais, au cours de l'année 2002, 40 000 droits d'accès au fichier central des chèques et au fichier des incidents de remboursement de crédit ont été enregistrés, 7000 bilans d'entreprises traités et plus de 12 000 dossiers de surendettement déposés.
Selon le président, ces missions, confiées à la Banque de France dans le cadre national, ne peuvent à l'évidence être efficacement remplies que dans une relation de proximité avec l'usager et elles constituent un élément structurant de l'aménagement du territoire. Or le Nord-Pas de Calais souffre déjà d'une importante sous-administration, caractérisée par un déficit en emplois publics estimé à plus de 35 000 postes. La Banque de France, avec ses 600 agents présents sur tout le territoire régional, joue un rô;le important dans la vie économique et sociale de la cité.
Toute disparition serait mal comprise, au moment où le Premier ministre présente ses projets en matière de décentralisation, projets dans lesquels le principe de subsidiarité tient une place importante. Elle le serait d'autant moins que le Nord-Pas de Calais fait face à une déferlante de fermetures d'entreprises et de licenciements, dont le cas scandaleux de Metaleurop n'est que l'illustration la plus marquante. Si l'action des pouvoirs publics n'est jamais aisée face à de telles situations, la suite donnée au rapport de Monsieur Barroux est bien de la responsabilité directe du gouvernement.
Et la région Nord-Pas de Calais a plus que jamais besoin de ses 14 succursales de la Banque de France.