Elle se réunissait pour la cinquième fois cette année, ce lundi 27 mai, autour du président Daniel Percheron, pour examiner et approuver 232 délibérations qui permettront à l'assemblée régionale d'engager près de 102,1 millions d'euros (670 millions de francs). En voici les plus significatives.
Elles concernent à la fois la vie économique, sociale, culturelle et l'environnement du Nord-Pas de Calais, donc la vie quotidienne de ses quatre millions d'habitants. Par exemple, une nouvelle tarification du TER (Trains express régionaux) qui permettra aux demandeurs d'emploi de bénéficier d'une réduction de 75 % sur tous leurs trajets.
Le développement de l'activité économique, mais aussi de la formation permanente, est un souci constant de l'institution régionale. La commission permanente a examiné aussi l'extension de l'opération "Nos Quartiers d'Eté" sur tout le territoire du Nord-Pas de Calais et s'est préoccupée de développement culturel, notamment à l'égard des plus jeunes.
Un
contrat pour améliorer les liaisons TER
La
Commission permanente a également adopté la convention d'application
pour le volet ferroviaire du Contrat de Plan Etat-Région : il s'agit
de préciser et de financer les études et les opérations
projetées par l'Etat, la Région, les départements du
Nord et du Pas-de-Calais, Réseau ferré de France (RFF) et
la SNCF pour favoriser l'augmentation de tous les trafics ferroviaires,
voyageurs et fret, dans les meilleures conditions possibles de sécurité
et de régularité.
Pour augmenter la capacité de trafic, un gros chantier se prépare sur le quadrilatère Lens - Ostricourt - Douai - Arras : amélioration des traversées en gares de Lens et Douai ; nouveau raccordement à la plate-forme multimodale Delta 3 à Dourges ; aménagements de voies à Ostricourt ; et création d'un raccordement à Saint-Laurent-Blangy en utilisant une ancienne voie ferrée militaire.
Pour améliorer les dessertes, la voie ferrée sera doublée entre Don-Sainghin et Béthune, et modernisée entre Arras et Etaples. Enfin, des réouvertures de lignes sont à l'étude : Bully - Bruay ; Dunkerque - Adinkerke ; Valenciennes - Mons... Mais aussi la modernisation et l'électrification de lignes du Littoral (Dunkerque - Calais et Boulogne - Rang du Fliers). Les projets portent encore une gare régionale de voyageurs à Lille Saint Sauveur, sur une ligne Lille - Aéroport de Lesquin et la réouverture d'Armentières - Merville - Lesquin.
Une
convention de partenariat sera signée entre le président du
SDIS (Service départemental d'incendie et de secours) du Pas-de-Calais,
Jean-Marie François, et Daniel Percheron, afin d'améliorer
et de renforcer le niveau de sécurité dans les lycées
de ce département qui s'étendent sur 80 sites différents.
Il
s'agit d'établir un lien permanent entre les services concernés
: le Groupement de prévention du SDIS 62, les services de la Région,
les services du Rectorat, les services spécialisés pour les
lycées agricoles et maritime, et les fonctionnaires affectés
aux questions de sécurité.
Les objectifs de la convention :
La sécurité constitue une priorité de premier rang pour le conseil régional. Il y a nécessité de planifier les investissements lourds pour réduire les risques, notamment dans les internats où se situent des locaux dits à sommeil. Selon les termes de cette convention, qui sera signée en présence du préfet du Pas-de-Calais, le coût annuel de l'opération est estimé à 306.000 € (2.007.228 F).
Parmi
les missions du conseil régional, la compétence "formation
permanente" tient une place particulière : la responsabilité
de l'Institution y est fortement engagée. Il y va non seulement de
la formation professionnelle mais aussi de l'épanouissement personnel
pour permettre à chacun de trouver ou de retrouver sa place dans
un métier et dans la vie.
La
"commande publique" en matière de formation permanente
reste, dans les esprits, un acte administratif plutôt abstrait, mais
qui s'applique de façon très concrète sur le terrain
: les budgets qui y sont consacrés soulignent l'ampleur de cette
compétence régionale.
Pour
l'année 2002 - 2003, plus de 62 millions d'euros (407 millions de
francs) sont affectés à quelque 240 organismes agréés,
qui disposent de 600 centres de formation répartis dans tout le Nord-Pas
de Calais et parmi lesquels on trouve notamment les GRETA, l'AFPA, le SIADEP,
les Universités... Les modules de formation ont été
conçus pour répondre aux besoins exprimés, en fonction,
notamment des possibilités d'emploi. Ils s'étendent de la
remise à niveau (c'est la lutte contre l'illettrisme) aux diplômes
universitaires.
Si
l'on ajoute la prise en charge de rémunérations et de la protection
sociale d'un certain nombre de stagiaires, la prise en charge du dispositif
de bourses individuelles et des actions de formations individuelles, la
dépense avoisine les 81 millions d'euros (531.000.000 F).
Le
conseil régional entend aussi jouer tout son rôle dans un dispositif
encore balbutiant au niveau national et qui découle de la loi de
modernisation sociale : la validation des acquis de l'expérience.
Un exemple : les salarié(e)s licencié(e)s des Filatures d'Hellesmmes
ont acquis des savoir-faire. La validation de cette expérience professionnelle
et humaine les aidera à rebondir et à se réinsérer,
après une formation adéquate, dans de nouvelles compétences
: la demande est forte dans le secteur sanitaire et social notamment. Autre
exemple : on sait que la France manque d'infirmières, l'objectif
est donc de valider l'expérience acquise par des aides-soignantes
pour les former au métier d'infirmière.
Par
ailleurs, une convention va faciliter la coopération entre organismes
qui financent les formations des demandeurs d'emploi, en particulier ceux
qui sont éligibles au PARE (Programme d'aide au retour à l'emploi).
L'Etat, le conseil régional, l'ASSEDIC des Pays du Nord et l'ASSEDIC
du Pas-de-Calais sont les signataires de cette convention.
DIAMBARS : un accord de principe
Diambars signifie champion
en wolof : il s'agit de la création, au Sénégal (à
Saly-Mbour) d'un institut de formation au football de haut niveau, doublé
d'un dispositif d'insertion professionnelle de qualité.
Ce projet, à
haute valeur éthique et citoyenne, s'inscrit dans une double logique
: développer les capacités internes du pays en matière
d'éducation et de pratique sportive, tout en luttant contre l'exploitation
des jeunes footballeurs africains par les clubs européens.
Durant les 5 années
de formation à l'institut, les jeunes stagiaires (à partir
de 13 ans) recevront une formation sportive ainsi qu'une formation scolaire
adaptée : l'enjeu est de leur offrir les meilleures chances de réussites,
qu'ils deviennent ou non footballeurs professionnels.
La commission
permanente a adopté une délibération confirmant son
accord de principe pour participer à ce projet, à hauteur
de 763.000 € (5.004.952 F) sur 3 ans (en investissement).
L'engagement
du conseil régional se fonde sur sa forte mobilisation en matière
de solidarité internationale. Par ailleurs, le choix du Nord-Pas
de Calais en tant que partenaire institutionnel du projet est étroitement
lié à la facilité d'intégration des joueurs
africains dans les clubs de la région.
Les autres partenaires du projet sont : l'Etat sénégalais, l'Etat français (ministère des affaires étrangères et ministère de la jeunesse et des sports), l'Union européenne, la Banque Mondiale, l'UNESCO, la FIFA, ainsi que le Conseil général du Pas-de-Calais.
Nos Quartiers d'Eté 2002
La 13e édition
de ce rendez-vous incontournable de l'été (du 2 juillet au
31 août) est en pleine préparation. Initiés par l'Etat
et la Région, Nos Quartiers d'Eté sont nés en 1990
de la volonté d'organiser des animations dans les quartiers sensibles
du Nord-Pas de Calais.
Depuis, l'opération s'est fortement enracinée dans les quartiers : soutien aux projets locaux, implication croissante des habitants et des associations locales, construction d'un réseau régional de correspondants, mobilisation des villes ... C'est une réelle dynamique qui affiche haut et fort sa volonté de renforcer la citoyenneté et la solidarité entre les cultures et les générations.
Cette année, une attention particulière est apportée à la territorialisation des projets : volonté d'inciter les acteurs locaux à se regrouper par territoire, pour travailler ensemble et coordonner efficacement leurs différents projets.
Deux délibérations ont été adoptées, pour un montant total de près de 300 000 €, destinés à soutenir l'organisation des manifestations locales.