Jusqu'au drame de Toulouse, le site choisi pour la reconstruction du lycée Léo-Lagrange de Bully-les-Mines n'avait soulevé aucune restriction : le site choisi et aménagé par la commune pour 7 MF s'intégrait à une opération globale de rénovation d'une ancienne cité minière, la cité des Brebis. Le dossier était bouclé et le préfet du Pas-de-Calais avait signé le permis de construire le 12 octobre 2001.
Mais le site retenu se trouve à 1,2 km de "La Grande Paroisse", usine chimique de Mazingarbe, semblable à celle de Toulouse et stockant notamment du nitrate d'ammonium en grande quantité. Fallait-il dès lors construire un nouveau lycée si près (bien qu'au-delà du périmètre de sécurité) d'une usine classée Seveso ?
C'est une première en France. Sur l'initiative de Daniel Percheron, les élus de l'institution et les membres du conseil économique et social régional se sont rendus jeudi 15 novembre à Bully-les-Mines pour une séance d'information et un débat sur les risques industriels. Ils ont visité l'usine et le site prévu pour le lycée ; ils ont entendu et interrogé le directeur de "La Grande Paroisse", les représentants de la DRIRE et du comité d'entreprise, les élus locaux... Restait à prendre une décision : vendredi 16 novembre, réuni en assemblée plénière, le conseil régional a mis en oeuvre le principe de précaution en adoptant, à l'unanimité, le plan suivant :