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Salon des Métiers (02/02/2012)
Tags :  formation,   conseil régional,   2012
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Commission permanente du 12 novembre

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14 novembre 2001

Elle s'est réunie pour la septième fois cette année sous la présidence de Daniel Percheron : 360 délibérations ont été examinées, permettant au Conseil régional d'engager plus de 475 millions de francs pour la mise en oeuvre de ses politiques. Un examen rapide des principales délibérations donne sans doute l'impression d'un inventaire à la Prévert, on n'y retrouve pas moins les axes politiques forts du Nord-Pas de Calais. La promotion des "éco-entreprises", les formations aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, le développement durable et la solidarité, l'accent (tonique) mis sur la culture, notamment à l'occasion des "Transmusicales" de Rennes, traduisent la volonté d'une Région qui s'engage à fond dans l'exercice de ses compétences et aux côtés des autres acteurs régionaux. Et, comme à chacune de ses réunions, la Commission permanente a adopté bon nombre de délibérations qui concernent la vie des quatre millions d'habitants du Nord-Pas de Calais.

éducation, formation, recherche

  • Lycée de Bully-les-Mines : la reconstruction du lycée Léo-Lagrange fait l'objet d'un débat au sein des assemblées régionales, la question fut notamment détaillée lors de l'assemblée plénière à Arras, le 26 octobre dernier. Faut-il bâtir sur le site retenu, certes placé hors du périmètre de danger, mais toujours proche de l'usine chimique La Grande Paroisse de Mazingarbe ? Les élus régionaux et les conseillers économiques et sociaux régionaux chercheront les éléments de réponse à ces questions cruciales le jeudi 15 novembre 2001 : ils visiteront le complexe chimique de Mazingarbe appartenant au groupe Total-Fina-Elf et participeront ensuite à un débat d'information à la salle Marcel Becq à Bully-les-Mines.
    La décision sur la reconstruction du lycée Léo-Lagrange de Bully sera quant à elle examinée par le Conseil régional le lendemain, vendredi 16 novembre, lors de l'assemblée plénière qui se réunira à Lille.
  • Vie lycéenne : les demandes d'admission en internats sont en forte augmentation dans le Nord-Pas de Calais. Leur rénovation est nécessaire pour fournir de bonnes conditions d'hébergement et de travail aux lycéens. Les études nécessaires à ces rénovations (un million de francs par établissement) sont lancées dans les lycées Ernest Couteaux à Saint-Amand ; Eugène Thomas au Quesnoy ; Duez et Vauban à Cambrai ; dans les lycées professionnels Dupleix de Landrecies et Pierre-de-Coubertin à Calais ; ainsi qu'au lycée agricole du Quesnoy. L'amélioration de la vie lycéenne, c'est encore la reconstruction de la demi-pension au lycée Mariette de Boulogne-sur-Mer, une opération de 7 millions de francs.
    D'autres aspects de la vie lycéenne bénéficient d'avancées importantes :
    • la sécurité : de nouvelles études (1,6 MF) sont lancées pour aller plus loin dans le retrait des matériaux et produits contenant de l'amiante ;
    • les travaux d'urgence : une enveloppe complémentaire de 4 MF est prévue pour faciliter la réalisation de tels travaux dans tous les lycées ;
    • les logements de fonction au lycée Eugène-Thomas du Quesnoy sont reconstruits ou rénovés (3 MF) ;
    • les EMOP (Equipes mobiles d'ouvriers professionnels) qui assurent l'entretien de plusieurs lycées bénéficient d'un relogement confortable au lycée Jacquard de Caudry.
  • Démocratiser "Sciences Po" : il s'agit de faciliter l'accès direct à l'Institut des "tudes politiques (IEP) de Lille aux jeunes titulaires de BTS en organisant la préparation au concours d'entrée. Le Conseil régional finance à hauteur de 75 % une expérimentation sur trois ans. On peut rappeler que l'IEP prépare notamment à l'ENA (Ecole nationale d'administration) qui a elle-même ouvert plus largement son recrutement.
  • Professionnaliser : un partenariat est lancé avec le Département du Nord, PROMODAF et l'UDAPEI "Les Papillons Blancs" afin de faciliter la professionnalisation des salariés recrutés dans le cadre du programme "nouveaux emplois, nouveaux services". La part du Conseil régional s'élève à plus de 6 MF, soit près de 50 % du coût de l'opération.
  • Informer : un livret "emploi formation du jeune" est édité à 3.000 exemplaires afin d'accompagner les jeunes salariés dans leur démarche de formation. Par ailleurs, une expérience est lancée avec le Groupement régional des industries de la plasturgie pour organiser une découverte des métiers dans cette branche professionnelle très présente en Nord-Pas de Calais.
  • Former en alternance : le Groupement local d'employeurs pour l'insertion et la qualification pour la vente par correspondance (GLEIQVPC) lance une opération d'accompagnement des formations en alternance pour les jeunes de moins de 26 ans ; le Conseil régional finance cet accompagnement à hauteur de 160.000 F pour deux groupes de seize personnes.
  • Equiper les CFA : pas moins de 8,5 millions de francs sont consacrés à l'équipement des Centres de formation des apprentis. Vingt-trois établissements sont concernés, à la fois pour la mise en conformité et en sécurité des matériels et des locaux, à l'équipement informatique pédagogique, à l'acquisition de mobiliers, de matériels audio-visuels, de logiciels, à l'équipement d'ateliers...

Développement économique et emploi

  • Promouvoir les éco-entreprises : à Loos-en-Gohelle, le Centre de création et de développement des éco-entreprises (CD2E) a pour vocation le soutien à la création d'activité, le développement des éco-entreprises existantes et l'activation de projets dormants, l'offre de services comme la veille technologique et commerciale, l'aide à l'exportation, l'aide à la gestion des ressources humaines...
    Le centre aidera, notamment en apportant son ingénierie, les territoires (le Dunkerquois, la métropole, le Douaisis...) à prendre en compte les contraintes environnementales dans leurs initiatives de développement. Il favorisera la communication et la promotion du secteur des éco-entreprises, tant en France qu'à l'international, par l'organisation de colloques, la participation à des salons, la création d'un site Internet...
    Le Conseil régional finance à plus de 3,1 millions de francs le développement des programmes d'actions du CD2E. Le premier d'entre eux est finalisé et s'inscrit dans le cadre du PARDI (Programme d'action régionale de développement international). Ce programme comprend notamment un annuaire de l'offre régionale ; la mise en place d'un réseau international ; des actions sur les marchés en Pologne pour 15 sociétés et aux Etats-Unis pour une dizaine d'éco-entreprises.
  • Exporter les textiles techniques : le PARDI, Programme d'action régionale de développement international, a été signé l'an dernier par l'Etat, le Conseil régional et la Chambre régionale de commerce pour soutenir les efforts des entreprises à l'exportation. Le Conseil régional encourage une action spécifique en direction des entreprises textiles techniques (485.000 F, soit 36 % de la dépense), action lancée par l'Association CLUBTEX, à Marcq-en-Baroeul, qui travaille sur trois axes :
    • détecter, accompagner et encadre des entreprises novices à l'exportation ;
    • mieux connaître les marchés et les utilisateurs de textiles techniques dans les anciens pays de l'Est, en Scandinavie, au Brésil et au Mexique ;
    • organiser la présence collective des entreprises du Nord-Pas de Calais dans les grands salons en Europe, aux Etats-Unis, en Chine...
  • Créer 150 emplois dans l'automobile : en 1998, le Conseil régional avait débloqué un Fonds spécial d'implantation de 3 millions de francs pour faciliter l'arrivée de la société Valenplast, qui transforme des matières plastiques pour l'automobile. Le contrat a été rempli avec la création de 80 emplois sur 60 prévus et le développement de technologies prometteuses. Le Conseil régional accompagne à hauteur de 2,5 MF le groupe Möller qui prévoit un investissement de plus de 72 MF et la création de 150 nouveaux emplois dans l'usine Valenplast de Lieu-Saint-Amand, site qui était en concurrence avec une autre usine du groupe dans l'ex-Allemagne de l'Est.
  • Créer en surfant : Internence est une société de conseil, de conception et de réalisation de sites Internet, Intranet et de commerce électronique. Sa croissance est continue depuis 1994 et même si 60 % de sa clientèle est située en région parisienne, elle entend s'implanter à la Madeleine avec un effectif de départ de 88 salariés et la création, à terme, de 171 emplois en CDI au total. Une subvention régionale de 2 MF contribuera à son installation.
  • Amplifier la bio-incubation : le programme de bio-incubation, lancé en mars 2000, a permis d'accompagner 20 projets et surtout de créer 15 entreprises et 90 emplois sur le site d'Eurasanté. Dans le cadre du Programme d'animation économique biologie-santé, le Conseil régional consacre 1,1 MF au développement de l'opération : le bio-incubateur sera doté d'un bâtiment spécifique pour l'accueil des jeunes entreprises. L'objectif est de soutenir douze nouveaux projets, de créer six entreprises et, à terme, 80 nouveaux emplois.

Nouvelles technologies

  • Se former au Net : le Conseil régional lance de nouvelles formations aux technologies de l'information et de la communication. En s'appuyant sur les professionnels de la formation, quatre niveaux, qui tous feront l'objet d'une validation, seront proposés : de débutant à webmestre. Ce "droit à la formation au Net", proclamé en Nord-Pas de Calais et financé à hauteur de 830.000 F, n'a pas son équivalent en France.
    L'objectif est double : rattraper un retard, parce que trop peu de personnes en Région connaissent bien les ressources qu'offrent l'Internet et ses applications professionnelles et personnelles ; et surtout organiser des formations certifiées et validées dans les métiers de l'Internet où les offres d'emplois sont très nombreuses.
    La création d'un "chèque formation TIC" est envisagé, et l'opération, notamment pour sa partie dirigée vers le grand public, fera l'objet d'une convention avec la MAPI, Mission interministérielle pour l'accès public à la micro-informatique, à Internet et au multimédia. Enfin, et on va le lire ci-dessous, cette politique régionale volontariste s'appuie sur un réseau de cyber-centres déjà dense et en constant développement.
  • Animer le réseau des cyber-centres : informer, sensibiliser et former tous les publics, y compris les moins favorisés, à la ville comme à la campagne, aux technologies de la communication, tel est l'objectif du réseau Cyber Nord-Pas de Calais lancé en 1999. Le Conseil régional et le FEDER (Fonds européen de développement régional) financent les "outils" de cette politique menée en partenariat avec les collectivités territoriales : cent cyber-centres ont été ouverts à ce jour sur tout le territoire régional. L'objectif est de deux cents d'ici à fin 2002.
    Le Conseil régional intervient à hauteur de 860.000 F dans l'animation du réseau des cyber-centres, afin d'apporter le meilleur service possible aux habitants, quel que soit leur niveau de formation et où qu'ils se trouvent. Il s'agit notamment d'organiser des rencontres thématiques entre les animateurs et les responsables des cyber-centres, parfois avec des experts des systèmes d'information, pour améliorer toujours le service rendu aux utilisateurs. Il s'agit de financer des actions spécifiques dans certains centres et de voir si ces expérimentations peuvent être étendues à tout le réseau. Il s'agit enfin de créer un outil statistique commun pour mesurer l'impact et l'apport réel des cyber-centres partout dans la Région.
  • Le Net à la campagne : illustration de cette volonté de développer une culture multimédia sur tout le territoire régional, plus de 240.000 F sont consacrés à la création d'un cyber-centre dans la communauté de Communes du canton d'Hucqueliers, centre qui a la particularité de se fractionner en "micro-points" : une vingtaine de villages du canton participent à l'opération et seront dotées chacun d'au moins deux ordinateurs.
  • Le projet "Val de Lys" : il s'inscrit dans cette même logique et va plus loin encore dans une cohérence d'aménagement du territoire. Avec l'appui du Conseil régional, qui dégage une enveloppe de 200.000 F, les douze communes semi-rurales de la vallée de la Lys et de la Basse Deûle, partie intégrante de la Communauté urbaine de Lille-Métropole, ont établi un programme ambitieux :
    • ouvrir six cyber-centres avec les objectifs que l'on connaît ;
    • créer un portail Internet "Vallée de la Lys" en partenariat avec les acteurs économiques de leur territoire ;
    • moderniser l'administration publique notamment avec les "téléservices" et la mise en réseau des villes ;
    • former les acteurs publics, agents et élus, à l'utilisation de ces technologies.

Prévention, santé

  • Promouvoir le don du sang : sait-on qu'en Nord-Pas de Calais, terre d'entraide, les collectes de sang mobilisent 120.000 donneurs chaque année ? Que l'association régionale des donneurs regroupe 200 amicales ? Que l'établissement régional de transfusion sanguine assure 70 % de la production française de produits biologiques sanguins ?
    Le capital confiance a été entamé avec le drame de la contamination et la nécessité de mieux informer, de mobiliser et de structurer l'action des différents intervenants s'impose plus que jamais : pour la première fois de son histoire, l'association régionale sollicite une subvention pour ces actions. Le Conseil régional les financera à hauteur de 56.000 F.
  • Consommations "à risque" : 830.000 F sont consacrés à opérations de promotion destinées à prévenir les consommations à risque, pour l'essentiel chez les lycéens. Risques liés à l'alcool, au tabac, aux drogues... Une action particulière est menée avec l'Institut de santé au travail du Nord (l'ex médecine du travail) : elle vise à réduire les consommations à risque chez les chauffeurs routiers et s'inscrit ainsi dans un vaste débat sur la sécurité routière.
  • Humaniser les hospices : le programme est inscrit au contrat de Plan Etat-Région et se poursuit sur un rythme élevé. Le Conseil régional accompagne l'action de ses partenaires et finance les opérations à hauteur de 7,5 % des dépenses :
    - la part régionale est de plus de 5,7 MF l'humanisation et la transformation des hospices dans les centres hospitaliers de Maubeuge, Roubaix et Calais ;
    - cette part régionale est encore de plus de 4,1 MF pour le renforcement des établissements accueillant des adultes lourdement handicapés à Hantay, à Saint-Jans-Cappel, à Genech et à Guines.

Transports et infrastructures

  • Améliorer le réseau routier : les choses avancent sur la RN 17 pour le contournement des communes de Thélus et de Vimy. Il en va de même pour la création d'un échangeur entre la RN 17 et la RN 50 Arras-Douai sur les territoires de Saint-Laurent-Blangy et d'Athies. La mise aux normes autoroutières de la RN 455, de la sortie de l'A 21 à Flers-en-Escrebieux jusqu'à la RD 957 près de Somain, s'accélèrent aussi : le Conseil régional a approuvé l'avant projet sommaire modifié pour chacun de ces trois chantiers.
  • Véloroutes et voies vertes : le schéma régional adopté par la Commission permanente propose six grands itinéraires cyclables d'intérêt national.
    Trois vont du nord au sud :
    • le long du littoral, de Dunkerque à la baie de Somme,
    • de Mouscron à Amiens par Lille et Arras,
    • de Charleroi vers Saint-Quentin par Jeumont, Maubeuge et l'Avesnois.
    Trois autres vont d'ouest en est :
    • de Dunkerque à Valenciennes par Bailleul et Lille,
    • de Calais à Maubeuge, par Saint-Omer, Béthune et Valenciennes,
    • de Boulogne à Avesnes-sur-Helpe par Saint-Pol-sur-Ternoise, Arras et Cambrai.

C'est un thème sur lequel nous aurons l'occasion de revenir plus en détail. D'ores et déjà, le Conseil régional affecte un million de francs pour une étude d'itinéraire et de tracé de la "véloroute - voie verte" du littoral et demande à l'Etat de la subventionner à 50 %.

  • Transport fluvial : le Conseil régional contribue au développement de la voie d'eau et subventionne la réalisation de deux quais au bord du canal pour le port de Wambrechies (1,6 MF) ainsi que la construction d'une plate-forme à conteneurs au port d'Halluin (1,5 MF).
  • Transport ferroviaire : le Conseil régional participe à hauteur de 28,6 % à la modernisation de la gare de Lille-Flandres : une subvention complémentaire de 1,2 MF concerne la deuxième phase des travaux. Au Quesnoy, une somme de 750.000 F est alloué à RFF (Réseau ferré de France) pour la suppression du passage à niveau n° 78 et renforcer ainsi la sécurité.

Culture

  • Chanter aux "Transmusicales de Rennes" : huit groupes régionaux de musiques actuelles participeront aux 23° rencontres Transmusicales de Rennes du 28 novembre au 1er décembre prochains. Comme il a permis aux compagnies de théâtre du Nord-Pas de Calais de s'affirmer sur les scènes du festival d'Avignon l'été dernier, le Conseil régional apporte son aide à deux associations, Le Fil du Rasoir et Domaine Musiques, qui organisent le déplacement de ces groupes dits "en développement de carrière" : les deux projets sont complémentaires et l'aide régionale a conduit les deux associations à travailler en étroite collaboration. Les groupes de la région se présenteront sur la scène du "Cactus Bar", un des hauts-lieux du festival où se rencontrent tous les publics, les professionnels des musiques actuelles et la presse. Avec un financement d'un peu plus de 50.000 F, le projet reste modeste car proposé un peu tard. Béatrice Mace, administratrice des Transmusicales, ne souligne pas moins que l'opération Nord-Pas de Calais est "sans précédent dans les annales des musiques actuelles et amplifiées". Aux musiciens de bien utiliser le tremplin qui leur est offert !
  • Chanter... à l'Opéra : le Conseil régional participe à hauteur de 40 % à la rénovation de l'Opéra de Lille. Une subvention de 13 millions de francs est ainsi allouée à la Ville de Lille pour la seconde tranche des travaux d'aménagement.
  • Acheter des oeuvres : une enveloppe de deux millions de francs est affectée au FRAM, Fonds régional d'acquisition pour les musées, pour contribuer à l'achat d'oeuvres.
  • Equiper, rénover : plus de 13 millions de francs sont consacrés à des programmes d'investissements et d'achats d'équipements par les grandes scènes régionales :l'Hippodrome à Douai, le Bateau Phare à Dunkerque, le Grand Bleu à Lille ou l'association de décentralisation lyrique "La Clef des Chants". Par ailleurs, une somme de 6,3 MF est allouée à la ville de Saint-Omer pour la seconde phase de la modernisation du musée Sandelin.

Environnement

  • Développement durable : le mot d'ordre, en Nord-Pas de Calais, pourrait être d'y penser toujours, à chaque réalisation d'infrastructures (routes, voies ferrées...), à chaque construction publique (normes haute qualité environnementale), à chaque opération de développement économique et d'amélioration de la qualité de la vie. Voilà pourquoi le Conseil régional, qui mène une action exemplaire en la matière, finance à hauteur de 500.000 F une étude en vue de la création d'un Pôle régional d'étude et de recherche sur le développement durable.
  • Apprivoiser l'eau... : à l'heure où reviennent les pluies abondantes, plusieurs opérations, qui s'inscrivent dans la politique de l'eau, nécessitent plus de deux millions de francs d'engagement financiers du Conseil régional qui accompagne les travaux prévus, par exemple, dans un contrat de rivière, ou repris dans le contrat de Plan Etat-Région :
    • aménagements contre les inondations dans le Lillérois et études de lutte contre les inondations dans le Saint-Polois ;
    • étude du fonctionnement hydraulique du Crinchon, rivière de l'Arrageois ;
    • aménagement d'un bassin de décantation à Lécluse et Tortequenne pour l'aménagement de la Sensée ;
    • étude pour l'amélioration de l'évacuation des crues de l'Aa et de la Lys ;
    • participation au contrat de rivière de la Clarence et de ses affluents.
  • Le chèque nature : c'est une aide financière du Conseil régional de 7 euros (45,92 F) par enfant et par jour qui s'adresse aux établissements scolaires du Nord-Pas de Calais (de la maternelle au lycée) pour l'organisation de séjours d'éducation à l'environnement. Ce dispositif allège la participation demandée aux familles.
    Par ailleurs, une subvention de 1,2 MF est allouée à la Ville de Bruay-sur-l'Escaut pour les aménagements paysagers et écologiques du Centre d'éducation à la nature de Gussignies.
  • Remplir... les agendas 21 : les programmes locaux d'actions pour les agendas 21 s'inscrivent dans le temps et le Conseil régional apporte 2,1 MF pour soutenir les initiatives sur le terrain. Pas moins de 26 collectivités locales sont cette fois concernées.
  • Maîtriser les déchets : là encore, il s'agit de poursuivre l'effort engagé et le Conseil régional mobilise 4,2 MF pour accompagner vingt projets initiés par des collectivités territoriales.

Agriculture et pêche

  • Les aides directes : le 26 octobre dernier, la Commission permanente décidait de confier à la Chambre régionale d'agriculture la gestion directe des aides directes aux agriculteurs. Cette mesure devient concrète avec l'attribution d'une subvention de 4,8 MF à la chambre consulaire.
  • Soutenir la pêche : à un moment où les pêcheurs français connaissent un certain nombre de difficultés avec les règlements européens, le Conseil régional poursuit son effort pour soutenir la modernisation de la flotte en Nord-Pas de Calais : c'est ainsi que 850.000 F de subvention aideront à la construction de deux nouveaux navires ; que 800.000 F sont alloués à la remotorisation et à la modernisation de 22 navires ; et que 3,2 MF faciliteront l'acquisition de six navires d'occasion récents.

Politique de la ville

  • Le renouvellement urbain :la commission s'est penchée sur d'importants dossiers de renouvellement urbain, c'est-à-dire d'amélioration de la vie quotidienne, dans les villes, dans les quartiers.
    • La Communauté d'agglomération Hénin-Carvin engage ainsi la requalification de la place Tamboise à Rouvroy et l'aménagement paysager de la traversée de la ville d'Oignies. Le Conseil régional subventionne ses opérations à hauteur de 60 % et apporte 4,5 MF à leur réalisation.
    • Sur le littoral, trois opérations sont subventionnées à hauteur de 4,2 MF par la Région : la 2° phase de la réhabilitation du Fort d'Alprecht au Portel ; l'aménagement piétonnier et paysager de l'accès à la mer à Outreau ; l'aménagement de l'entrée de la ville à Equihen-Plage. A Saint-Pol-sur-Mer, il faudra 4 MF de subvention pour l'aménagement de la place Duhamel et du Parvis de la Résidence.
    • Dans le Valenciennois, diverses opérations sont réalisées pour 4 MF dans le cadre du contrat de Ville. Il s'agit notamment d'assistance à maîtrise d'ouvrage, d'études urbaines et sociales à Escaudain, Douchy-les-Mines, Condé-sur-l'Escaut... A Denain, il s'agit de l'aménagement d'un terrain au centre de la cité Saint-Martin et d'une étude sur le quartier du Nouveau Monde. Il faut ajouter, à Denain toujours, le financement, pour 1,1 MF, d'une liaison piétonnière entre la place Gambetta et la salle des sports Barbusse, et pour 1,3 MF l'aménagement de l'entrée est de la ville.
    • Dans la Sambre, le Conseil régional s'engage à hauteur de 1,2 MF (soit 15 % du montant de l'opération) à l'acquisition et à la réhabilitation de 11 logements et à la prise de bail de 13 logements situés à Hon Hergies, Beaufort, Berlaimont, Hautmont, Avesnes et Caudry. Par ailleurs, 1,6 MF financent des postes pour assurer l'ingénierie de six projets du Territoire de la Sambre, à Maubeuge, Louvroil, Fourmies et Avesnes.
  • La vie sociale : trois "gros" chantiers sont fortement subventionnés par le Conseil régional.
    A Calais, la relocalisation de la Maison Matisse dans le quartier du Beau Marais nécessite la réimplantation provisoire de la halte-garderie Gauguin - Matisse : une subvention de 1,6 MF.
    A Noyelles-sous-Lens, la construction d'une halte-garderie est subventionnée à hauteur de 3 MF, soit près de 63 % de son coût total.
    A Bully-les-Mines, la réalisation d'une Maison de l'enfance, de la petite enfance et de la jeunesse sera subventionnée à hauteur de 4,8 MF, soit 58 % de la dépense globale.
  • Le fonds de travaux urbains : ce nouveau dispositif a lui aussi pour but l'amélioration du cadre de vie. Il apportera des moyens supplémentaires aux villes et aux quartiers pour réaliser rapidement de petits projets d'aménagement, pour assurer une meilleure qualité des services publics territoriaux, pour associer aussi les usagers et les riverains à une "gestion urbaine de proximité". Les premiers crédits accordés par le Conseil régional au titre de ce Fonds de travaux urbains s'élèvent à plus d'un million de francs, et représentent 50 % des dépenses engagées par les villes pour mener à bien quelques chantiers limités mais urgents dans certains quartiers de Dunkerque, de Grande-Synthe, de Jeumont, de Louvroil, d'Arras ou de Saint-Nicolas-les-Arras.

Devoir de mémoire

Les cérémonies commémoratives du 11 novembre ont rappelé combien le Nord-Pas de Calais avait eu à souffrir des deux guerres mondiales. Le déplacement de 120 lycéens de toute la région à Auschwitz - Birkenau le 24 octobre dernier a souligné combien les jeunes générations étaient sensibles au devoir de mémoire.

La nécropole nationale de Notre Dame de Lorette, où sont rassemblés plus 40.000 victimes des combats sur les fronts de l'Artois, est la plus importante de France, un lieu de mémoire et de commémoration à protéger et à mettre en valeur pour les générations à venir. Le ministère de la défense inclura le site de Notre Dame de Lorette dans le réseau des "Chemins de la mémoire de la Grande Guerre" qu'il projette. Il prévoit 12 MF pour la restauration et l'aménagement des accès, des parkings, de la place centrale, des ossuaires, de la salle d'exposition, du parvis de la basilique, de la basilique elle-même et de la tour lanterne. Le Conseil régional, le Conseil général du Pas-de-Calais et la communauté d'agglomération de Lens-Liévin souhaitent s'associer au projet de revalorisation du site par la création d'un réseau pédagogique autour de la colline de Lorette, en liaison avec le centre "Guerre et Paix" de Souchez. Le Conseil régional envisage une participation à hauteur de 7,5 MF.

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