La Commission permanente s'est réunie pour la quatrième fois sous la présidence de Daniel Percheron. Au total, 402 délibérations ont été examinées, ce qui permettra au Conseil régional d'engager plus de 550 millions de francs pour la mise en oeuvre de ses politiques.
Après la création, la semaine dernière, du Fonds d'amorçage qui aidera les chercheurs à créer leur entreprise, mais aussi à fixer ces entreprises innovantes dans le Nord-Pas de Calais, la Commission permanente examinait plusieurs délibérations importantes concernant les développements de la recherche scientifique en région. Rappelons qu'en début d'année, Roger-Gérard Schwarzenberg, ministre de la recherche, annonçait un plan de renforcement du potentiel de la recherche en Nord-Pas de Calais. Les élus et les services régionaux ont tout mis en oeuvre, avec le ministère et les grands organismes publics de recherche pour concrétiser ce plan.
Premier élément, un institut de recherche sur les composants et logiciels du futur verra le jour à Villeneuve d'Ascq. Les recherches concerneront notamment la micro-électronique, l'informatique appliquée aux télécommunications et à l'imagerie de synthèse. L'idée est de répondre au développement massif des sciences et techniques de l'information et de la communication (STIC) attendu dans les 20 prochaines années. Cet institut s'appuiera sur les équipes de l'Institut d'électronique et de micro-électronique du Nord (IEMN), du Centre d'étude et de recherche sur les lasers et leurs applications (CERLA), et du Laboratoire d'informatique fondamentale de Lille (LIFL). Il accueillera environ 70 personnels de recherche issus majoritairement du CNRS et de l'INRIA. Le projet présente un coût global de 120 millions de francs avec une participation de la Région de 42 MF, de l'Etat de 44 MF et une intervention européenne à hauteur de 34 MF (FEDER). La Région participera à hauteur de 24 MF à la première phase du projet, la construction des locaux sur le site de la Haute-Borne à Villeneuve d'Ascq.
Second élément de concrétisation du plan de renforcement de la recherche en Région, l'INRIA (Institut national de recherche en informatique et en automatique) envisage d'ouvrir une unité décentralisée sur le site universitaire de Lille I. Les discussions sont engagées auprès de l'INRIA pour développer un partenariat en région plus important, au-delà de sa participation à l'institut de recherche sur les composants et logiciels du futur qui vient d'être évoqué. Ces démarches ont abouti par la décision du conseil d'administration de l'Institut, dans l'hypothèse de la poursuite de la croissance de l'INRIA pour la période 2000-2008, d'ouvrir deux nouvelles unités en région : l'une en Aquitaine et l'autre en Nord-Pas de Calais. Cette décision représenterait pour la région la création de 100 à 150 emplois de chercheurs, et concernerait le travail de 500 chercheurs. Par ailleurs, elle dynamiserait les synergies avec le monde économique (transfert, création d'entreprises) et servirait les ambitions "technologies de l'information et de la communication" (TIC) de la métropole et de la Région.
Troisième élément de concrétisation du plan de renforcement de la recherche en région, les décisions de la Commission permanente d'attribuer des allocations de recherche : 49 étudiants en thèse inscrits dans les laboratoires régionaux de recherche bénéficieront d'une telle allocation pour une durée de 3 ans. Un appel à candidatures a été lancé en janvier dernier. Les dossiers retenus sont majoritairement inscrits dans les thèmes prioritaires du contrat de Plan Etat-Région : biologie-santé, technologies avancées pour les communications, technologies avancées pour les transports, l'Homme dans la société, environnement, agroalimentaire, textile. Sur ces 49 dossiers, 9 sont des allocations financées à 100 % par le Conseil régional. Les 40 autres le sont à 50 %, en cofinancement avec les organismes de recherche ou des entreprises. Le tout pour un montant de plus de 12,5 millions de francs.
Dans un autre domaine de la recherche, le Conseil régional participe à hauteur de 2 millions de francs au développement du pôle de compétences positionnement satellitaire. Le PEPSAT (pôle de compétences européen sur le positionnement satellitaire appliqué à la mobilité terrestre) travaille à l'amélioration de :
Plusieurs laboratoires régionaux participent à ce pôle et travaillent aux programmes de recherche en collaboration avec le CNES (Centre national d'études spatiales), le Port de Lille et Voies navigables de France : TESS sur la gestion des flottes de véhicule par satellite, optimisation du système régional de transport fluvial de conteneurs.
Devant les mutations et les fractures engendrées par les évolutions culturelles et les innovations technologiques, les sociétés modernes sont confrontées à des incertitudes, sinon des inquiétudes, qui rendent indispensable la prise en compte des questions d'éthique. La Région et l'Etat, au moyen du Contrat de Plan Etat-Région, ont donc décidé de financer les projets du département d'éthique de l'université catholique de Lille : réflexions sur l'éthique et les recherches en génomique, l'éthique et la controverse sur les OGM, l'éthique et le prise en charge sociale des personnes défavorisées. La Région contribuera à hauteur de 500.000 F à la mise en oeuvre de ces trois projets de recherche.
La reconstruction du lycée Fontaine d'Anzin entre dans une phase active : les appels d'offres seront lancés dans les jours prochains. La réalisation du nouvel établissement coûtera 131 millions de francs. La rénovation des restaurants scolaires est à l'ordre du jour. 16,5 millions de francs sont prévus pour lancer les études nécessaires dans onze établissements : les lycées Jean-Perrin à Lambersart ; Kernanec à Marcq-en-Baroeul ; Gambetta à Tourcoing ; Marguerite de Flandre à Gondecourt ; Pablo-Picasso à Avion ; Fernand-Darchicourt à Hénin-Beaumont ; Lavoisier à Roubaix ; Le Carrel à Grande-Synthe ; Ambroise-Croizat à Auby ; Edmond-Labbé à Douai ; André-Malraux à Béthune.
Les cuisines pédagogiques, qui sont, elles, des "outils" de formation, seront elles aussi modernisées dans sept établissements. Les études nécessaires sont financées au lycée hôtelier du Touquet et dans les lycées professionnels Lavoisier à Roubaix ; Ile Jeanty de Dunkerque ; Ambroise-Croizat à Auby ; Ernest-Couteaux à Saint-Amand-les-Eaux ; Léonard-de-Vinci à Trith-Saint-Léger ; et Mendès-France à Bruay-La-Buissière. Le renouvellement des équipements se poursuit également dans le secteur des formations à l'automobile : près de 15 millions de francs sont consacrés à l'acquisition et à la mise en oeuvre de trois simulateurs automobiles fixes : au lycée Saint-Exupéry d'Halluin ; au lycée régional de Bapaume ; et au lycée automobile de Grande Synthe.
Les salles de sports font l'objet d'une attention particulière du Conseil régional. La Commission permanente a prévu 40 millions de francs pour :
Le Conseil régional confirme son soutien aux universités du Nord-Pas de Calais pour la période 2000 - 2006, dans le cadre du plan U3M : 105 millions de francs sont ainsi alloués aux universités publiques. Une subvention 15,5 millions sera notamment versée en 2001 pour la première phase de construction de la bibliothèque universitaire de Lille I. Par ailleurs, le Conseil régional renouvelle pour la même période le protocole d'accord avec la Fédération universitaire et polytechnique de Lille et participe au développement de la Catho à hauteur de 15 millions.
Les ouvertures se poursuivent sur tout le territoire du Nord-Pas de Calais, en partenariat des associations ou des collectivités territoriales - communes ou organismes intercommunaux. Les cyber-centres ont pour objectif de mettre les nouvelles technologies de l'information et de la communication à la portée du plus grand nombre.
Elle prend des formes très diverses et concerne aussi bien des encouragements aux athlètes de haut niveau qu'une contribution à la formation de cadres bénévoles, un appui aux clubs professionnels que des subventions pour certains équipements, sans oublier une aide à l'organisation d'épreuves de rayonnement régional. Les activités des centres de formation du Lille OSC et RC Lens sont ainsi subventionnées chacune à hauteur de 5 millions de francs et l'Entente sportive de Wasquehal, qui évolue en 2° division perçoit 1 million à ce titre. Pour les équipements, le Conseil régional participe pour 1,15 millions de francs à la construction d'une salle des sports intercommunale à Campagne-les-Hesdin, soit 25 % du coût de cette réalisation portée par la communauté de Communes du Val de Canche et d'Authie. Il contribue aussi, à hauteur de 2,5 millions,à la réhabilitation de la halle des sports Jossermoz au CREPS de Wattignies. La Commission permanente a approuvé le soutien financier de la Région à différentes épreuves comme le cross UNSS région Nord-Pas-de-Calais ; l'opération "Tennis dans la rue" conduite par la Ligue des Flandres de Tennis ; les "Olympiades" inter-missions locales ; les rencontres organisées dans le cadre de la politique de prévention et d'insertion par le sport. A ce sujet, Lille accueillera le 21 novembre prochain, le "forum national du développement social par le sport". C'est la première fois que ce forum, le cinquième du nom, se tient ailleurs qu'à Paris : le CNOSF (Comité national olympique et sportif français), qui l'organise, y récompense les meilleurs projets de prévention et d'insertion par le sport . Chaque année, le Nord-Pas de Calais y décroche de nombreuses mentions. En 2001 encore, sur 42 projets retenus par le CNOSF au niveau national, 9 émanent des acteurs sportifs du Nord-Pas de Calais soutenus par le Conseil régional. Notons encore qu'une décision de principe a été prise pour soutenir financièrement l'organisation du championnat du monde d'athlétisme handisport, du 15 au 29 juillet 2002 à Villeneuve d'Ascq.
La Commission permanente s'attacha pour l'essentiel au développement des politiques existantes. Près de 3 millions de francs sont ainsi affectés au financement de différentes opérations de réhabilitation de friches et de sols pollués, politique conduite par l'EPF (Etablissement public foncier). Biogaz : une subvention de 3,4 millions de francs (sur trois ans), qui représente 10 % du coût total, permettra à la société NETREL, à Valenciennes, de valoriser le biogaz produit sur son site de collecte des déchets à Lewarde. On retiendra encore la contribution régionale dans différentes manifestations destinées à sensibiliser différents types de publics, les lycéens en particulier, aux enjeux environnementaux. Un guide pratique sur la pratique de l'éducation à l'environnement en Région Nord-Pas-de-Calais sera ainsi réalisé par l'association Ecosystèmes et sera subventionné à 60 % par le Conseil régional. Citons encore un cycle de 150 conférences "Planète Précieuse" organisé dans les lycées ; le 4° festival "Ecofilm" décentralisé sur différents sites régionaux durant l'année scolaire ; l'aide au syndicat mixte pour la mise en oeuvre du SAGE de la Canche à Hesdin pour la réalisation d'un programme pédagogique de sensibilisation.
La Région Nord-Pas de Calais concrétise les liens tissés avec la Région de Kayes au Mali. Ce pays, on le sait, apprend la décentralisation et les contacts noués entre les responsables politiques et administratifs des deux Régions donnent naissance à une coopération exemplaire. Un comité mixte de coopération a été créé et veille à la mise en oeuvre des décisions communes : il s'agit à la fois de former les femmes et les hommes et de mettre en place les services nécessaires au développement de la Région de Kayes. Le Nord-Pas de Calais apporte aussi une aide matérielle immédiate pour le développement sanitaire et pour un programme pluriannuel d'irrigation paysanne, toujours dans la Région de Kayes. Au total, la Commission permanente a alloué 1,3 millions de francs à ces différentes opérations de coopération avec le Mali.
Cette priorité du Conseil régional est mise en oeuvre conformément aux décisions prises en assemblée plénière : il s'agit, au fil des commissions permanentes, d'appliquer les mesures prévues au contrat de Plan Etat-Région et par le dispositif GPV (Grand projet de ville), mesures affinées dans leur conception et leur mise en oeuvre grâce à un partenariat étroit avec les acteurs de terrain. La Commission permanente de lundi a ainsi approuvé le projet de convention pour le Grand projet de ville du Valenciennois ; la convention d'élaboration du projet d'agglomération d'Hénin-Carvin ; les statuts du Groupement d'intérêt public (GIP) pour le développement social urbain de l'agglomération de Dunkerque.
Le Conseil régional cofinance d'autres réalisations qui contribueront directement à l'amélioration de la qualité de la vie et des services rendus aux habitants du Nord-Pas de Calais :