La Commission permanente se réunissait le 25 septembre sous la présidence de Michel Delebarre. Elle a pris quelque 300 délibérations qui permettent au Conseil régional d'engager 350 millions de francs, pour l'essentiel sur deux enjeux majeurs, la formation et la politique de la ville.
La Commission permanente a adopté 62 délibérations au titre de la commission "éducation, formation, recherche" pour un montant global de quelque 250 millions de francs. La formation est la première compétence, et le premier budget du Conseil régional. Le Conseil régional Nord-Pas de Calais y assume toutes ses responsabilités, directement ou en partenariat. Les rencontres organisées lors de la rentrée scolaire en furent une large illustration. La Commission permanente a cette fois statué plus précisément sur les conditions de la vie lycéenne, en particulier la pratique du sport et la restauration scolaire. La validation des diplômes acquis par la formation permanente entre, elle, dans la volonté de suivre les dossiers jusqu'à leur terme, en l'occurrence de fournir aux stagiaires un document capable de les aider dans leur recherche d'emploi.
Le Conseil régional réalise aussi des salles de sports en maîtrise d'ouvrage directe. C'est le cas pour :
Le Nord-Pas de Calais, Région partenaire, contribue fortement au développement économique et aux créations d'emplois en accompagnant nombre d'initiatives et en les suscitant au besoin. La Commission permanente donne une fois de plus des signes forts, en particulier dans le domaine des nouvelles technologies de l'information et de la communication. Le Conseil régional a intégré le développement durable dans ses réflexions, ses actions et son fonctionnement, ce qui s'est traduit par la création du CERDD déjà évoqué. Parce que le développement ne concerne pas que l'économie mais touche tous les domaines de la vie des habitants en Nord-Pas de Calais. Les délibérations adoptées en Commission permanente, pour diversifiées qu'elles soient, trouvent leur cohérence dans ce concept de développement durable. Le Nord-Pas de Calais est la région de France qui, dans son contrat de Plan Etat-Région, consacre le plus de moyens aux NTIC, parce qu'il s'agit d'un enjeu majeur pour la dimension européenne que nous ambitionnons. Parce qu'il s'agit de répondre aux besoins des services publics, des entreprises et de la population en général, les NTIC s'inscrivent aussi dans le cadre des actions citoyennes.
Le 29 septembre a été signé le Plan régional textile-habillement. Des subventions - près de 4 millions de francs au total - apportent déjà une aide à l'ITF de Lille et l'ENSAIT (Ecole nationale supérieure des arts et industries textiles de Roubaix) pour lancer des programmes de recherche concernant, par exemple, les tissus dits réactifs et non tissés. Chaque année, le Conseil régional apporte des financements importants à des établissements et des organismes de recherche. Il s'agit de favoriser, dans notre région, les travaux de jeunes chercheurs de haut niveau. Le Conseil régional cofinance cette fois cinquante allocations de recherche, soit un investissement de près 15 millions de francs sur trois ans. Nous retrouvons là la volonté régionale de développer la recherche en Nord-Pas de Calais, sujet d'actualité avec les suites du dossier synchrotron et les compensations attendues.
Le Conseil régional participe aux troisièmes rencontres nationales de l'intelligence économique, le 13 octobre à Lille Grand Palais : 500.000 F sont alloués à la Chambre régionale de commerce et d'industrie, organisatrice de cette manifestation avec l'Agence française de développement de l'intelligence économique.
Le développement touristique s'inscrit dans la logique d'une amélioration de l'image de marque de notre région, mais aussi de création d'activités et d'emplois. Le Conseil régional aide ainsi un certain nombre de projets qui vont dans ce sens : subventions aux manifestations, aux associations touristiques, à l'équipement en matériels d'animation pour la base de loisirs de Raismes (100.000 F) ou à l'organisation des Etats régionaux du tourisme social et associatif qui ont eu lieu fin septembre à Lille.
C'est aussi un enjeu majeur. Le Conseil régional se préoccupe de ces questions depuis. 1984, année de la création d'un partenariat avec l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). Ce partenariat se prolonge avec l'accord-cadre Fonds régional d'aide à la maîtrise de l'énergie et de l'environnement dans le Nord-Pas de Calais pour 2000-2006 et qui se traduit par une dotation globale de près 9 millions de francs :
Il fait toujours l'objet d'une attention soutenue. Près de 6 millions de francs de subventions sont ainsi allouées à treize communes dans le cadre des crédits GIRZOM 2000. Parmi les plus grosses opérations, on peut citer l'aménagement des abords du stade l'Etoile à Oignies, pour plus de 2 millions de francs, ou l'aménagement de placettes dans la cité de l'Ermitage à Vieux-Condé pour 1 million. Il convient d'ajouter les 680.000 F pour une étude-action de valorisation du patrimoine minier, en partenariat avec l'Etat, pour une mise en réseau des sites miniers et des activités culturelles.
L'agriculture biologique est un élément de développement durable : une subvention de 340.000 F permettra à la Chambre d'agriculture de financer des postes de techniciens en agriculture biologique. Le GABNOR, Groupement des agriculteurs biologiques du Nord-Pas de Calais, reçoit une subvention de 275.000 F et l'association A Pro Bio, une subvention de 210.000 F pour la deuxième phase de leurs programmes d'activités. Agriculture et tourisme : le 19 septembre, le Conseil régional signait une convention avec le comité de promotion des produits agricoles, agroalimentaires et de tourisme Nord-Pas de Calais et le groupement Qualité pour promouvoir les produits de notre terroir et développer les signes officiels de qualité. Une subvention de 3.100.000 F est allouée à la Chambre régionale d'agriculture pour le financement de cette opération qui débutera dès le mois prochain au Salon des industries alimentaires à Villepinte.
La politique de la ville est une priorité et fait l'objet d'un débat lors de la séance plénière du Conseil régional les 5 et 6 octobre à Arras. Ce sera l'occasion de revenir sur les engagements pris dans le contrat de Plan Etat-Région, mais aussi de détailler ce qui vient s'ajouter à ce schéma, c'est-à-dire les six "Grands projets de ville" (GPV) et les deux ORU (Opérations de rénovation urbaine) pour Calais et Bruay-La-Buissière. Dans ces décisions, la Commission permanente a approuvé les statuts de l'IREV, Institut régional de la ville, qui est un groupement d'intérêt public. L'IREV réunit l'État, la Région, la Caisse des dépôts, les deux Conseils généraux du Nord et du Pas-de-Calais et son siège est fixé à Tourcoing. La Commission permanente a adopté le principe d'une participation annuelle de 800.000 F pour la durée du contrat de Plan. Au total, 35 millions de francs sont consacrées à la politique pour la ville. Il s'agit pour l'essentiel de poursuivre les politiques engagées dans le cadre du DSU (Développement social urbain) : le Conseil régional partenaire accompagne les actions entreprises par les collectivités locales au plus près du terrain.
Historiquement, le Conseil régional Nord-Pas de Calais est le seul qui se soit impliqué fortement, et dans la durée, dans une compétence de santé. Les rencontres, organisées le 15 septembre par le vice-président Claude Galametz, un an après l'adoption du SROS (Schéma régional d'organisation sanitaire), furent une illustration de cette volonté régionale d'apporter des réponses claires et concrètes aux préoccupations de nos concitoyens en matière de santé.
Elle s'est manifestée avec la venue à Lille du président du Mali, Alpha Oumar Konare, en visite officielle en France. La Région accueillait aussi M. Keita, président de l'association régionale de Kayes, collectivité territoriale créée (avec d'autres au Mali) sur le modèle des Régions françaises. Le Nord-Pas de Calais et la région de Kayes, auparavant gérée par un haut-commissaire, ont engagé un partenariat depuis novembre 1994 qui se poursuit sur l'approche d'un développement durable et harmonieux des territoires. La Commission permanente a, cette fois, alloué près de 1,2 millions de francs de subventions à quatre associations partenaires de la coopération avec le Mali : le groupement des retraités éducateurs sans frontières ; le groupe de recherche et de réalisations pour le développement dans le tiers-monde ; ACAUPED, missions médicales ; et le Comité catholique contre la faim et pour le développement.
La Commission permanente du 25 septembre a confirmé les orientations du Conseil régional dans ses compétences légales et dans ses politiques volontaristes. Les délibérations adoptées contribuent à la continuité de l'action, par exemple en matière de formation, de recherche ou de développement social urbain.
Elles font entrer surtout les volontés dans le concret : c'est le cas pour le Centre de ressources du développement durable et les Nouvelles technologies d'information et de communication.
Deux grands rendez-vous s'inscrivent dans la cohérence de l'action régionale :
» extraits vidéo de la conférence de presse