La Commission permanente s'est réunie le lundi 10 juillet 2000. A l'issue de cette réunion, Michel Delebarre a tenu un point presse dont on retiendra les points suivants. La 3ème Commission permanente de l'année après celles des 27 avril et 29 mai a permis d'engager 435 MF pour 354 délibérations.
Les crédits concernent :
Avec l'affectation d'une enveloppe de 3MF pour l'engagement des études techniques en vue de l'extension du lycée technique Giraux-Sannier de Saint-Martin-lez-Boulogne ou encore la première enveloppe prévisionnelle de 15MF pour l'engagement de la restructuration du lycée Fontaine d'Anzin. Par ailleurs 1MF est dégagé en faveur de l'ONISEP pour l'élaboration des brochures "après le baccalauréat" et " après le "CAP", ainsi que le soutien au salon "TREMPLIN". Enfin, 1MF sont destinés à favoriser la mobilité des étudiants diplômés (Bac +2 minimum). Il s'agit plus particulièrement du programme "Euro Alternance 2000" visant à favoriser l'insertion professionnelle d'une centaine d'étudiants en stage en entreprises et du programme FACE "formation du commerce extérieur", visant 75 étudiants faisant un stage à l'étranger afin d'acquérir une formation pratique à l'exportation.
La Commission permanente traduit les nouvelles orientations exprimées dans le cadre de la commande publique, via les structures d'accueil du réseau d'insertion des jeunes, les organismes de formations ou encore la formation universitaire. L'ensemble des engagements s'élève à 60MF. On notera également :
L'ensemble des délibérations adoptées sont la concrétisation des nouvelles orientations économiques décidées par le Conseil régional en 1999. Deux décisions sont tout d'abord à souligner concernant le secteur du textile-habillement et les "entreprises innovantes". L'adoption d'un plan régional à destination du secteur du textile-habillement est un des éléments forts de cette commission permanente. Fruit d'une négociation avec les services de l'Etat co-construit avec les organisations professionnelles et syndicales du secteur et bénéficiant de l'appui de l'Institut Textile de France et de l'ENSAIT, le conseil régional apporte 100 MF en 3 ans, auxquels s'ajouteront les participations de l'Etat et de l'Europe (249 MF) et d'autres apports dont ceux des entreprises (147 MF). Ce plan exprime la mobilisation de tous les partenaires en vue de susciter et d'accompagner le développement économique de la région dans le textile-habillement auprès de 250 entreprises employant 9 000 salariés. Trois objectifs animent ce plan :
La mise en oeuvre d'un dispositif d'appui aux entreprises innovantes est également le fruit d'un travail partenarial associant le monde économique, de l'enseignement et de la recherche, la commission permanente a retenu trois décisions :
A côté de ces deux décisions fondamentales relatives au secteur du textile-habillement et aux entreprises innovantes, la commission permanente du 11 juillet a pris d'autres décisions dans le domaine invoqué où l'on retrouve :
Le Conseil régional assume ses engagements du dernier contrat de Plan tant dans le volet-routier (pour 103 MF) que pour le volet-autoroutier pour près de 10MF). En ce qui concerne l'effort en faveur du rail la commission permanente a également adopté un certain nombres de décisions relatives au TER et en particulier :
Le développement culturel, c'est prioritairement :
La Commission permanente a adopté une quarantaine de délibérations pour un montant de 43 millions de francs. Elles concernent 90 communes dans 11 agglomérations et portent sur :
Mais l'essentiel de nos délibérations a porté sur l'adoption des conventions cadres passées avec les agglomérations pour la mise en ouvre de la politique de la ville durant la période 2000-2006. Vous savez qu'en ce domaine le Conseil régional Nord-Pas de Calais fut novateur car c'est pour nous la 3ème fois que nous inscrivons notre engagement dans le domaine du développement social urbain dans le cadre d'une logique de contrat d'agglomération. Nous nous réjouissons particulièrement qu'aujourd'hui - par la loi Chevènement -, l'Etat reprenne à son compte une approche dont nous fûmes les promoteurs. Partisans convaincus de la nécessité d'aller plus avant dans la voie de la décentralisation, et tout aussi convaincus que la mise en ouvre des politiques de solidarité urbaine suppose un partenariat effectif entre les différentes échelles territoriales (Etat, Région, Département, territoires. et aussi Fonds européens), nous considérons l'élaboration de ces Conventions Cadres tout à fois comme la déclinaison naturelle du contrat de plan qui vient d'être adopté et comme la nécessité d'appliquer - pour de bon - la principe de subsidiarité. C'est aux territoires qu'il appartient de mettre en oeuvre avec notre concours la politique de la ville à partir du moment où ensemble nous nous sommes mis d'accord sur les objectifs, sur les méthodes et sur les financements.
C'est cela l'enjeu des conventions cadres et, pour sa part, le conseil régional est disposé à aller le plus loin possible dans le respect de ce principe de subsidiarité car nous regrettons que la politique de la ville, qui doit d'abord être un projet de société partagé, se soit trop souvent enlisé dans la gestion de procédures complexes.
14 MF ont été engagés en faveur des Régions avec lesquelles le conseil régional a engagé ses coopérations décentralisées. C'est ainsi, que l'on retrouve Bélarus, Kayes au Mali, Katowice en Pologne, Hué au Vietnam, ou encore Saint-Louis du Sénégal.
En matière de santé, les délibérations concernent toute notre démarche de prévention, et en particulier, dans le cadre de la lutte contre l'alcoolisme et l'action menée dans le cadre des maladies cardio-vasculaires. Elles concernent aussi le monde du handicap avec, par exemple, le soutien à la création d'un Centre d'aide par le travail, ou la création d'un atelier protégé dans le Douaisis. 1MF sont dégagés en faveur de la citoyenneté et des innovations sociales avec, par exemple, la participation au programme régional d'actions de prévention de la prostitution, via le Mouvement du Nid, ou encore la mise en place d'une action visant à favoriser l'engagement social et citoyen des jeunes ruraux.
Si l'ensemble des actions du Conseil régional s'inscrivent dans une détermination et un volontarisme actif en faveur du développement durable, on retiendra néanmoins, et plus particulièrement :
Une trentaine de délibérations pour un engagement de près de 50 MF où l'on soulignera les mesures désormais traditionnelles en faveur de l'installation des jeunes agriculteurs, le financement de projets professionnels ou de projets d'innovations, ou encore les mesures en faveur du développement rural avec les contrats de développement ruraux.
» extraits vidéo de la conférence de presse