"La séance plénière du 16 mars 2000 a vu la constitution d'une majorité hétéroclite et politicienne autour de la droite alliée à l'extrême droite et à l'extrême gauche, bloquant ainsi le processus de signature du contrat de Plan. Je tiens à rappeler les multiples contacts, les nombreuses consultations et l'ampleur des dialogues positifs menés à la fois avec des maires et avec des responsables des différents territoires, et en particulier avec ceux qui siègent dans les trois groupes de droite au Conseil régional. Jamais ils n'ont contesté, ni la qualité des propositions, ni le contenu du contrat de Plan Etat-Région, qu'il s'agisse de ses ambitions ou des dossiers concrets en termes d'infrastructures, d'aménagements urbains ou des grands projets d'agglomération.
Or hier, ces mêmes élus se sont retrouvés pour s'unir afin de tenter d'empêcher la signature du contrat de Plan, cédant même à des pressions extérieures. De fait, la non-signature du contrat de Plan entraîne le retard voire la fragilisation des projets auxquels bien des responsables politiques, économiques, sociaux, culturels et associatifs sont très attachés. Pour toutes ces raisons et parce que les enjeux du contrat de Plan sont essentiels pour les 7 années à venir dans le Nord-Pas de Calais, j'ai décidé de convoquer le Conseil régional en séance plénière le jeudi 27 avril pour que, dans la clarté, chacun puisse prendre ses responsabilités."