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Séance plénière des 21 et 22 janvier

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22 janvier 1999

C'est un fait : ce jeudi, le Conseil régional n'a pu réunir une majorité absolue en faveur des nouvelles orientations de principe pour sa politique de formation permanente.
Et pour cause... L'étonnement de certains ne peut que nous surprendre !
N'en déplaise aux oublieux et à ceux qui ne connaissent que l'arithmétique politique : la majorité du Conseil régional est relative ! Et c'est cette majorité relative que compose l'actuelle majorité plurielle de l'assemblée.

Michel Delebarre constate qu'une convergence politicienne est, en effet, apparue du côté de la Droite républicaine mélangeant sans pudeur ses voix aux deux groupes du Front National pour repousser des propositions redéfinissant nos orientations en matière de formation permanente. Mais que l'on ne s'y trompe pas : il n'existe pas de "majorité alternative" au Conseil régional. La Droite républicaine et les extrêmes sont incapables de formuler un projet politique pouvant obtenir un vote constructif. Leur seul intérêt commun : s'opposer à des projets porteurs de progrès pour le Nord-Pas de Calais. Tel pourrait être aussi le sens à donner au vote de ce 21 janvier.

Quel était l'enjeu ?

Quinze ans après le transfert de compétences de l'Etat vers les Régions et alors que la loi vient de nous confier l'ensemble de la formation professionnelle des jeunes, il était important de mettre au débat l'avenir d'une des politiques les plus essentielles du Conseil régional Nord-Pas de Calais.

Faut-il rappeler les chiffres-clés ?

  • près de 800 MF chaque année de crédits publics régionaux,
  • 500 organismes de formation conventionnés,
  • près de 60 000 places de stages proposés,
  • ou encore un secteur qui emploie près de 25 000 personnes.

Concrètement, d'une "politique quantitative" essentiellement construite à partir d'une offre de formation, il s'agit d'enclencher un changement capital : prendre en compte les intérêts fondamentaux des personnes, autrement dit "la demande de formation" pour leur donner les moyens effectifs d'une mise en oeuvre de véritables "parcours" et "itinéraires individualisés" de formation. Donner à chacun les conditions permettant de faire face à la nouvelle donne économique et sociale en termes de qualification, de formation et de promotion personnelles, tel est l'enjeu de ce grand chantier régional. Dans ce contexte, nos ambitions sont connues. Elles ont été rappelées avec force dans le rapport de Claudine Carin, vice-présidente du Conseil régional chargée de la formation permanente.

Mettre l'Homme au coeur du dispositif :

  • en prenant en compte les besoins des personnes, en faisant en sorte que l'absence de ressources ne soit pas un obstacle à la formation et en veillant à promouvoir l'égalité des chances hommes / femmes ;
  • en accordant la priorité aux jeunes ainsi qu'aux publics les moins formés, tout en prenant en compte les besoins des personnes qualifiées en situation de chômage ou de précarité ;
  • en favorisant la mise en oeuvred'un système de validation des acquis professionnels et de certification des capacités, et la mise en place du suivi des personnes afin de faciliter leur insertion dans l'emploi.

Accompagner les mutations socio-économiques :

  • en considérant la formation comme un levier du développement économique ;
  • en accompagnant le développement des nouveaux emplois et des nouveaux métiers ;
  • en rénovant les contrats d'objectifs, associant paritairement les partenaires sociaux et en impliquant l'ensemble des acteurs de la vie économique et sociale dans une démarche de contractualisation, dans le cadre d'actions collectives de formation.

Amplifier le partenariat :

  • en définissant les besoins au plus près de l'échelon local, autour d'un diagnostic partagé, avec la contribution de tous les partenaires socio-économiques ;
  • en renforçant la cohérence des démarches par le développement d'un partenariat actif avec l'Etat, les Départements, les collectivités locales ;
  • en associant les usagers à la vie des centres de formation.

Développer la contractualisation :

  • en délivrant aux stagiaires un livret individuel de formation ;
  • en formalisant avec les missions locales, les permanences d'accueil, les prestataires de service les missions d'accueil, d'information, d'orientation et d'accompagnement ;
  • en concluant un engagement triennal avec les organismes de formation.

Améliorer la qualité de l'appareil de formation :

  • en favorisant le rapprochement de la formation des lieux d'activités professionnelles et sociales ;
  • en accompagnant l'innovation dans l'ingénierie de formation et en développant la formation continue des formateurs ;
  • en aidant la démarche qualité des prestataires par une évaluation permanente.

Nos ambitions sont justes et justifiées. Elles sont cohérentes, elles resteront donc les mêmes au fil des mois..... C'est la situation politique du Conseil régional qui n'a pas permis d'acter formellement ce que sont nos ambitions. C'est la raison pour laquelle Michel Delebarre confirme son soutien au gouvernement pour faire évoluer rapidement la loi électorale afin de dégager des majorités plus claires au sein des Conseils régionaux.

Pour l'heure, le débat sur la formation permanente n'est pas clos et le vote des contraires ne pourra freiner ou bloquer la mise en oeuvre des orientations, démontrant la pertinence d'une évolution indispensable. Cette évolution est d'ailleurs ressentie sur le terrain comme dans les grands organismes socio-professionnels. A ce titre, il convient de noter que le Conseil économique et social régional a, à l'unanimité, exprimé des observations sur les nouvelles orientations présentées par la majorité plurielle du Conseil régional.

Notre priorité est inchangée : tout faire en faveur de l'emploi dans le Nord-Pas de Calais.

L'objectif est fixé : nous assumerons nos responsabilités.

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