Inaugurant le 9 septembre, en présence de Jean-Jacques Barthe, maire de Calais, le lycée Léonard De Vinci, où s'ouvre cette année le hall de chimie, dernière tranche livrée de cette importante construction, Michel Delebarre a pu souligner les progrès de la scolarisation dans ce bassin de formation. Ces progrès contribuent à dessiner le nouveau visage que se donne la Ville de Calais. Le Conseil régional Nord-Pas de Calais a pris toute sa part dans l'effort mené en apportant, depuis 5 ans, près de 500 millions de francs à travers 500 opérations concernant le Calaisis.
Avec ce nouveau lycée, qui aura nécessité un financement de 250 MF, c'est une nouvelle méthode de construction, la haute qualité environnementale qui est lancée. Désormais, dans le cadre de la maîtrise d'ouvrage qu'il exerce pour la construction et la réalisation des lycées publics, le Conseil régional appliquera progressivement cette démarche à l'ensemble des opérations menées.
Se rendant le même jour à Lumbres, Michel Delebarre a inauguré la demi-pension du lycée Bernard Chochoy, soulignant à cette occasion la priorité accordée par le Conseil régional à l'amélioration des conditions de vie dans les lycées. En présence de Jean-Claude Leroy, maire de Lumbres, vice-président du Conseil général du Pas-de-Calais, le président du Conseil régional a évoqué les futurs chantiers qui permettront de transformer bientôt ce lycée et d'y améliorer considérablement les conditions d'accueil.
A Roubaix, enfin, le président a inauguré les nouveaux locaux du Lycée Turgot, où a été expérimentée une nouvelle voie pour traiter l'échec et l'éviction scolaire. S'appuyant sur l'exemplarité de cette réalisation et de la démarche d'ensemble pour lutter contre les inégalités, René Vandierendonck, maire de Roubaix, a souligné l'attachement de la Ville de Roubaix à la poursuite de cette démarche.
Ce dispositif nouveau, qui s'est affirmé au Lycée Turgot, est étendu à 18 établissements supplémentaires, dès cette rentrée scolaire. "L'école de toutes les chances" concernera ainsi près de 15 000 élèves et combinera l'aide personnelle à l'apprentissage, le suivi médical, la prévention et l'ouverture culturelle.
Accompagné de Jean-Claude Fortier, recteur de l'Académie de Lille, de Bernard Frimat, vice-président chargé de la formation initiale, de la recherche et des affaires européennes, de Claudine Carin, vice-président chargée de la formation permanente, et de Martine Filleul, vice-président chargée de l'apprentissage, le président du Conseil régional a tenu, tout au long de cette journée à souligner les évolutions importantes qui se sont produites dans les lycées.
Inaugurant le 17 septembre le lycée de l'Yser à Wormhout, Michel Delebarre a, en présence de René Kerckhove, maire, exprimé sa satisfaction de voir cet établissement à nouveau en forte croissance, qui est passé de 300 à 500 élèves en cinq ans. Souhaitant que ce lycée s'ouvre complètement sur sa commune, le président a insisté sur les nouvelles tâches qui attendent l'ensemble des partenaires pour construire l'éducation permanente de demain.
Au cours de ces journées, il a ainsi pu rappeler le bilan de l'effort mené en faveur des lycées depuis que le Conseil régional en assume la compétence. C'est ainsi que plus de 8,3 milliards de francs ont été investis dans les travaux et équipements, depuis le transfert des lycées aux régions en 1986. Haute qualité environnementale, "lycée de toutes les chances", amélioration de la vie scolaire, nouveau développement pour les lycées, autant d'ambitions que ces visites ont pu rendre significatives et pour lesquelles le Conseil régional Nord-Pas de Calais entend continuer de poursuivre ses efforts.
Le chantier des lycées est le plus vaste entrepris par le Conseil régional. Au cours de l'année scolaire précédente, des travaux ont été entrepris dans 130 établissements. Plus d'1 milliard de francs ont été dépensés uniquement pour les travaux scolaires dans les lycées. Cette enveloppe financière profite essentiellement aux entreprises régionales qui ont été environ 600 pour réaliser ces chantiers. Par cette action, c'est près de 2000 emplois que le Conseil régional a contribué à sauvegarder dans le secteur du bâtiment.