Le Conseil régional a débattu, à l'occasion de sa séance plénière des 21 et 22 janvier du projet de Document d'orientations régionales. Au moment où l'Etat vient de publier sa stratégie en région pour la durée du prochain contrat de plan 2000-2006, Michel Delebarre a souhaité, pour sa part, que la Région mette au débat ses propres éléments de stratégie de développement à moyen terme. Ce débat devrait déboucher, au printemps prochain, sur la définition d'un mandat (donné au président du Conseil régional) pour négocier avec l'Etat les dispositions du prochain contrat de Plan. Par ailleurs, le Document d'orientations régionales, qui doit maintenant être enrichi des contributions des Conseils généraux du Nord et du Pas-de-Calais, des intercommunalités, des acteurs socio-économiques et du monde associatif contribuera à la rédaction d'un "Livre Blanc", préalable à l'élaboration du Schéma régional d'aménagement du territoire.
Michel Delebarre a présenté à l'assemblée chacun des quatre grands chapitres que comporte le document. Ont ainsi été analysées les grandes évolutions structurelles qui péseront sur l'avenir de la Région. Par exemple : la nouvelle donne européenne, le vieillissement de la population, les incertitudes liées à l'importance et la durée des transferts sociaux ou à celles du capital public, important, jusqu'à présent, dans le développement régional. Un accent particulier a été mis sur les nouveaux enjeux stratégiques que sont devenus les ressources en eau, en énergie, en espace ou ceux relatifs à la qualité de l'air. Après avoir débattu des conditions dans lesquelles pourrait être menée la négociation avec l'Etat, l'assemblée a réaffirmé la nécessité de combler les retards dont souffre, depuis des décennies, le Nord-Pas de Calais. Retards qui pèsent sur son développement futur. Sept grands chantiers pourraient ainsi être ouverts qui permettraient de surmonter les handicaps du Nord-Pas de Calais. Ont été passés au crible, les domaines de l'éducation, de la formation, de la recherche, de la santé, de la culture, de l'environnement ou de l'encadrement administratif.
Le président a évoqué, dans ce contexte, les perspectives de développement des grands territoires qui composent le Nord-Pas de Calais. Ces perspectives vont constituer l'un des points forts des débats à venir, dans la mesure où, pour la première fois, le contrat de Plan comportera des dispositions territorialisées. Parmi les grandes questions que le président a évoquées : comment soutenir l'ambition européenne et transfrontalière de la métropole régionale ? Comment accélérer l'aboutissement de la conversion de l'ancien Bassin minier pour l'ouvrir sur l'avenir ? Comment organiser un grand ensemble interportuaire à taille européenne sur le Littoral, capable de rivaliser avec les grands ports de la Mer du Nord ? Comment mettre en oeuvre, dans les meilleurs délais, un plan d'urgence pour le développement du Sud du département du Nord ? Comment promouvoir les grands espaces naturels et ruraux de la région dans une réelle démarche régionale de développement durable ?
Ce débat a également constitué l'occasion, pour le président du Conseil régional, de rappeler le contenu du projet régional porté par la majorité plurielle. Michel Delebarre a souligné avec force que l'Homme est la raison d'être de ce projet et que toutes les priorités devaient en découler : éducation, formation, santé, logement, culture, transport collectif, sport, etc. Le consensus s'est également fait autour de la priorité des priorités à donner au développement de l'emploi, des activités, de l'esprit et de la volonté d'entreprendre. Le Conseil régional a affirmé, à ce propos, son ambition de voir le Nord-Pas de Calais devenir, dans la prochaine décennie, l'une des grandes régions qui compte en Europe et l'une des grandes régions de développement durable.