"S'agissant de dossiers urgents, je ne puis que me féliciter de voir le Gouvernement de Lionel Jospin prendre des décisions qui vont dans le bon sens et qui contribueront à aider à la solution de problèmes qui se posent dans certains territoires du Nord-Pas de Calais. Il en est ainsi :
Ce même Comité interministériel a décidé de la répartition de la première enveloppe de crédits d'Etat consacrés au financement des Contrats de Plan soit 95 milliards de francs. Avec 8, 375 milliards, le Nord-Pas de Calais se voit attribuer près de 9% du montant global. Pour significative qu'elle soit, cette enveloppe ne saurait être suffisante pour répondre à l'ensemble des besoins de la région tels qu'il ont été exprimés à travers le Document d'orientations régionales (élaboré par le Conseil régional, en liaison avec les Conseils généraux, le CESR et les grandes collectivités...), ou tels qu'ils avaient été analysés par les services de l'Etat dans la région, en particulier du fait du non achèvement du contrat de Plan précédent.
Dans le contexte du CIADT, je retiens qu'une enveloppe supplémentaire de 15 milliards environ devrait encore être répartie entre les régions avant la fin de l'année, et que le premier ministre avait lui-même tenu à rappeler que " tout l'aménagement du territoire n'est pas dans les Contrats de Plan ". C'est dans ce cadre qu'il nous faudra en particulier plaider le renforcement du soutien d'Etat à des dossiers tels que :
Par ailleurs, il nous appartiendra de défendre et d'obtenir du Gouvernement la prise en considération du rattrapage de la sous-administration du Nord-Pas de Calais et celui des délocalisations, enjeux essentiels pour l'avenir de notre région, et qui, pour autant, ne se situent pas dans les montants inclus dans le contrat de Plan. Je ferai, dès la semaine prochaine, un état des lieux après le CIADT avec le préfet de Région et conduirai dès le mois de septembre une délégation de l'exécutif régional auprès des Ministres les plus directement concernés par les dossiers du contrat de Plan.
Chacun connaît l'ampleur des besoins de la région Nord-Pas de Calais, ainsi que le formidable enjeu de poursuivre la conversion et l'aménagement de notre région tout en assumant les exigences de son avenir. C'est ainsi que nous aurons à être tout particulièrement vigilants sur la nouvelle géographie des fonds structurels européens sur laquelle le Conseil régional sera consulté en septembre prochain.
Personne ne peut imaginer que le Nord-Pas de Calais construise celui-ci en devant choisir entre la solidarité et le développement alors qu'ils sont tous deux indissociables de notre projet régional."