"Comme la région l'a trop fréquemment rencontré dans son histoire, la rentrée 1998 apporte sur le front de l'emploi des annonces particulièrement graves: la fermeture de Hobart à Sains-du-Nord, celle annoncée de Levi'Strauss à La Bassée, les licenciements au sein de l'établissement Case à Croix et les dangers sur l'emploi liés à la décision d'Usinor d'abandonner la production d'aciers spéciaux. Celles-ci ne sont pas motivées par les difficultés financières des entreprises. Ces établissements sont intégrés au sein de groupes multinationaux puissants dont la situation financière est saine. Elles sont la conséquence douloureuse d'un système cherchant d'abord l'intensification de la productivité et un profit maximal. Dans le contexte de la mondialisation, le libéralisme, le marché sans contrainte, jouent contre l'emploi et sont à l'origine de délocalisations. La Région en subit les conséquences. Ses populations, ses territoires en souffrent gravement, quelle que soit l'atténuation du chômage que nous connaissons depuis un an. (C'est à partir de cette analyse que le premier ministre a décidé d'arrêter les négociations dans le cadre de l'accord multilatérale sur l'investissement)."
"Nous demandons au gouvernement de prendre toutes ses responsabilités et notamment d'utiliser toutes les facultés qu'offrent les dispositions législatives et réglementaires pour aboutir à des solutions qui préservent l'emploi. Sans attendre, le Conseil régional demande aux entreprises et au gouvernement, qui l'a décidé en plusieurs occasions, le gel de toutes les décisions relatives aux licenciements et ceci tant que les solutions et les alternatives préservant l'emploi n'auront pas été formulées et économiquement validées. Le Conseil régional restera particulièrement vigilant jusqu'à ce que des issues favorables aient été trouvées."