Ce lundi 29 juin, une délégation des personnels du centre anticancéreux Oscar Lambret de Lille a attiré l'attention du Conseil régional sur les conséquences qui résulteraient de la mise en place, dans notre région, de la nouvelle convention collective qui doit régir le fonctionnement des centres anticancéreux. Reçue à la demande du président par Claude Galametz, vice-président chargé de la prévention et de la santé, la délégation a insisté sur la perte moyenne de 30% de revenu salarial envisagé par le projet de convention collective ainsi que la perte de nombreux avantages sociaux au personnel acquis depuis la création des centres anticancéreux.
Les personnels du centre ont très majoritairement rejeté le projet de convention. Ils ont attiré l'attention du Conseil régional sur le risque de départ de personnels qualifiés attirés par des meilleures rémunérations et avantages sociaux dans des établissements de soins à but lucratif. Ils souhaitent que leur centre puisse disposer de moyens humains hautement qualifiés pour exercer ses missions de services publics. Dans une région où la situation sanitaire de la population est particulièrement dégradée, héritage de conditions de vie historiquement difficiles, cela se traduit notamment par une surmortalité due au cancer de l'ordre de 25% par rapport à la moyenne nationale. C'est pourquoi le Conseil régional s'est depuis sa création, cas unique en France, investi dans le domaine de la santé. Il veille en particulier à ce que l'offre de soins soit à la hauteur des besoins de la population; ce qui n'est pas encore le cas actuellement.
Ainsi, le président a interpellé Madame la ministre de l'emploi et de la solidarité en charge des problèmes de santé pour qu'elle veille à ce que le dispositif de soins contre le cancer soit développé dans la région, que le centre Oscar Lambret, qui est le fleuron régional de la lutte contre le cancer, reste un outil performant au service des malades, avec des personnels qualifiés disposant de moyens sociaux à la hauteur de leur qualification, au moment où elle doit donner son agrément au projet de convention collective en question.